CHAPITRE III
Blanche ( 4,364 m), le splendide Weisshorn (4,512 m) , que Tyndall a [ >j >e 1 1 e la plus belle cime des Alpes, le dôme du Mischabel (4 ,498"'), et bien d’autres, dans la partie centrale; aux extrémités, le Fleschliorn (4,016 m), au-dessus du col du Simplon (2, 010"’), et le grand Combin( 4,317 "'), au-dessus de celui du grand Saint-Bernard (2,472"'). Le village de Zermatt (1,620 m), au milieu du massif1, est devenu un des principaux et des plus animés rendez-vous des touristes qui soient dans les Alpes. Le sommet du Gorncrgrat (3,136'"), voisin de l’hôtel (2,569"') bâti sur la haute arête du Rillel, offre un des plus étonnants panoramas <pie puissent offrir aux touristes, sans fatigue ni
Mont Ccrvin. Dent - Blanche. Weisshorn.
Fig. 34. — Du Ccrvin au Weisshorn (suite de la précédente).
danger, les hautes régions des grandes Alpes. Les figures 33 cl 34 représentent les principaux sommets vus de ce point, mais ne peuvent donner qu’une idée bien mesquine d’un spectacle d’une grandeur incomparable.
Les beaux glaciers de ce groupe, en dehors du grand glacier de Gorncr, qui, fourni par tous les monts de la fig. 33, s’étend au pied de l’arête de Gornergrat, sont trop nombreux pour être énoncés ici. Toutes les vallées du massif en renferment d’admirables.
Pour visiter en détail le mont Rose, il faudrait une
saison entière. Mais les hautes régions y sont d’un accès assez facile pour cju’on puisse conseiller une visite à Zermatt, de préférence à d’autres, à ceux qui voudraient en peu de jours se faire une idée des déserts neigeux des grandes Alpes.
Le massif du mont Blanc (carte au chap. xi), qui suit immédiatement, à l’ouest, celui du mont Rose, est moins compliqué et moins considérable; mais il renferme la plus haute cime des Alpes, et même de l’Europe, si on regarde le Caucase comme appartenant aux massifs asiatiques. Il a beaucoup plus d’unité (pie les autres; tous ses sommets sont subordonnés an sommet principal (4,810 m), autour
Fig. 35. — Mont Blanc.
duquel ils se rangent comme des courtisans autour d’un souverain (fig. 35). Nous avons dit comment l’amour de Saussure pour le mont Blanc a donné l’élan aux ascensionnistes et aux touristes, et a fait de Chamounix, jadis pauvre village perdu, un bourg riche et célèbre. Nous parlerons longuement, au ch. xi, de son principal glacier, celui des Bois , connu sous le nom de Mer-de- Glace ; mais il y en a beaucoup d’autres remarquables, notamment ceux à' Av g entière et des Bossons, sur le revers français, et sur le revers italien , dans cette étrange vallée que l’on