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CHAPITRE IV

viseurs des niveaux du mercure, 13 représente le tube intérieur, avec la colonne de mercure dont on a la hauteur à mesurer. L’air entre dans la plus courte branche par un très-petit trou latéral. G représente le même tube retourné : le mercure remplit entièrement la longue branche, la plus courte en garde à peine quelques gouttes. On porte cet instrument sur le dos en bandoulière, dans un étui, le sommet en bas, pour éviter les mouvements du mercure.

Pour faire l’observation (fig. 53), on suspend le baromètre verticalement par son anneau supérieur, on affleure successivement les deux viseurs aux deux niveaux du mercure, et on lit aux échelles gravées sur l’enveloppe de cuivre les deux nombres de millimètres, dont la somme est la hauteur cherchée. L’indication du thermomètre permet de corriger l’erreur due à réchauffement du mercure, qu’il faut à la même température, celle de la glace fondante, pour que les observations soient comparables.

Tous les baromètres à mercure ont le défaut d’être gênants par leur longueur, et fragiles en cas de chute, quoi qu’on fasse pour protéger et emballer le tube de verre. On en fait aujourd’hui fondés sur un tout autre principe, qui ne sont pas fragiles et peuvent se mettre au besoin dans le gousset comme une montre. Ils sont formés essentiellement d’un petit tube ou d’une petite boîte

Fig. 52. — Baromètre de Gay-Lussae.

toujours supposer

LES FORMES DES MONTAGNES

en métal élastique extrêmement mince, qui, enfermant un espace clos, bien vide d’air, est plus ou moins déformé suivant que l'air presse plus ou moins. Cette déformation fait mouvoir une aiguille sur un cadran, qui porte des

Fig. 53. — Comment on mesure la hauteur de la colonne barométrique.

divisions obtenues en expérimentant l’instrument comparativement avec un baromètre à mercure. 11 y en a deux excellents modèles, celui de Bourdon (fig. 54), où l’élément élastique est un petit tube aplati et enroulé, et celui de Vidi (fig. 55), où l’air presse le dessus ondulé d’une boîte cylindrique.

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