Tome I, p. 75 et suiv
;{i6 Li:S .MONUMENTS ANTIQUES DE L ALGERIE
militaire qui couvrait autrefois les frontières; craignant que les provinciaux ne voulussent s'affranchir de leur joug et ne tissent appel aux empereurs, ils renversèrent les remparts de pres(pio toutes les villes'. Les indigènes purent donc s'emparer facilement de la plus grande partie des Maurétanies ; ils se jetèrent sur la Xumidie, oii ils tirent de grands ravages. Au point de vue de la défense du sol, les Byzantins eurent à reprendre entièrement l'œuvre des Romains.
Ils n'étendirent pas leur domination aussi loin que leurs devanciers. D'alxtrd, ils se contentèrent de protéger les environs de Constantine, la vallée de la Seybouse et le cours supérieur de la Medjerda, en établissant une ligne de forteresses, appuyée en arrière par les deux places fortes de Calama et de Consiantine; cette ligne passait par Taoura {Thagura), Ain Tamatmat (Vasif/ice), Mdaourouch iMadauri), Tifecli {Tipasa), Ksar Sbélii { Gadiat/f a/a), Aïn el Bordj [Tigisis], Sila-. — Puis, en 539, le général Solomon conquit l'Aurès, le Hodna et le i)ays de Sétif. Il tit bàlir plusieurs forts dans l'Aurès-'; mais il semble que les Byzantins aient abandonné ce massif do bonne heure ou que ces forts n'aient été que des avant-postes. En effet, dans le pays })lat qui s'étend au nord de l'Aurès, on rencontre une série d'ouvrages défensifs qui font de celte région un vaste canq) retranché, tourné vers le midi'. La frontière militaire suivait donc probablement le i)ied des montagnes à l'ouest de Tébessa, i)ar Khenchehi"', Timgad,