Coiif. tniiie I, p
2. Voir Dielil, Nouv. arcfi., p. 34!); Afr. bij:., p. 285-288.
3. Procope, i'(///!'ces, VI, 7 ; Guerre vandale. 11. 20. Conl". Diehl, Afr. hij;., p. 249.
4. Graillot et (Jsell, Mélanges de l'École de Rome, XIII, 189:î, p. 4".'$.
5. Une inscription {liull. des antiquaires de France, 189j, p. 170) prouve que des ouvrages de défense furent construits en ce lieu vers 580. Mais
Lambèse. En arrière, s'élevaient les citadelles de Ksar Baraï [Bagai), au nord de Khencliela, et d'Henchir Guessès, au nord-est de Timgad. Le long passage qui s'ouvre au sud-ouest de Batna et qui est la principale route naturelle entre le Sahara et le Tell fut occupé parles Grecs', et Ton trouve une forteresse de type byzantin à Tolga, dans les Ziban. ^Nlais c'était, semble-t-il, une sentinelle avancée, placée bien au delà de la frontière. Après Lambèse, celle-ci devait continuer ;i se diriger vers l'ouest, par le Bellezina et pai- le Hodna. Elle passait probablement ii Ksar Belleznia, nu milieu de la plaine de ce nom, ;i Tobna [Tluihunae]^ à Becliilga, près de Msila [Zabi .Justiniana). Puis elle remontait vers le nord, en suivant la vallée de l'oued el Ksob, par Ras el Oued (Thamalla). Se repliait-elle ensuite sur Sétif, ou traversait-elle la plaine de la Modjana et les monta nos des Biban pour atteindre Bougie (Saidae)l C'est ce que nous ignorons-'. En tout cas, Sétif fut la principale citadelle de l'ouest. Entre ce lieu et Constantine, les remparts de Mila tenaient en respect les montagnards do la petite Kabylie-^
Le long d^ la ligne que nous venons d'indiquer, sur les i)oints les plus menacés, aux })assages qui pouvaient ouvrir l'accès du Tell, furent construites soit des forteresses, destinées à abriter des garnisons, soit des villes fortifiées; des postes, simples for-
Mascula, dont l'importance stratégique est capitale, dut être occupée militairement dès l'époque de Justinien.
1. On a découvert deux inscriptions byzantines entre Batna et Biskra : Corpus, VIII, 2494 et 2j2o. •
2. La question est de savoir si l'importante forteresse de Rherbet Achir, située au nord-ouest de Bordj Bou Aréridj [Rec. deCons/., VIII, 186i, p. 107; Bull. Comité, 188»), p. 471)), est romaine ou byzantine. Je ne lai pas visitée.
3. Pour la frontière byzantine en N'umidie et en Maurétanie Sitifienne, voir Diehl, Afr. byz., p. 237-259. 11 ne faut pas oublier que le tracé de cette frontière est très hypothétique.
348 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉKIE
tins o-ardés par quelques soldats, les reliaient ou les éclairaient. En deçà de cette frontière, certaines places fortes étaient <k's points d'appui pour la résistance à l'invasion, des lieux do (•oiicentrafiou pour les troupes, des dépois d'armes et de vivres. De plus, des forts ou des fortius furent élevés dans un assez o-rand nombre de positions importantes : nœuds de routes, cols, sources abondantes, entrées de plaines. Les forteresses qui avaient constitué la plus ancienne frontière des Byzantins en Xumidie. Thai^'ura, Madauri, Tipasa, Tii>isis, etc., formèrent « une seconde ligue, très utile iiour arrêter les courses des « nomades, lorsque la barrière qui bordait l'Aurès était for- « cée : elle ^larut même alors garder assez d'importanc ■ pour « qu'on la renforçât par de nouvelles constructions ' ». Divers ])0rts fnrent recouvrés sur les côtes des Maurétanies et évidemment nus en état de défense 2.
Cette œuvre immense fut accomplie en quelques années par les soins de Solomon, lieutenant de Justinieu''. Les successeurs de ce prince n'eurent qu'à la com}tléter sur quelques points et à réparer les dégâts causés par les guerres. Après la conquête musulmane, la plupart des forteresses élevées sous Justinien restèrent debout pendant longtemjjs, malgré les nombreux sièges qu'elles eurent à soutenir. Dans l'est de l'Algérie, presque tout s les villes importanti>s entre le vu" et le xi" siècle durent la sécurité relative dont elles jouirent à leurs remparts byzantins^. De nos jours encore, Mila s'abrite
1. Diehl, Nouv. arch.. p. 3."J0; conf. le mùme, A/'r. byz., p. ~t2,-i.