‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 90 sur 264 · Tébessa, basilique (n · texte numérisé non relu

Tébessa, basilique (n

7. Morsott (n"' 91 et 92); Tébessa, chapelle voisine de la grande basilique (n" 138, in fine) ; Timgad (n° 152).

8. Aïn Zirara (n" 8) ; Biar Iladdada (a» 23) ; Guelma (n° 35, in fuie) ; Sériana (n°» 118 et 119); Et Toual (n" 163). Voir encore Sétif (n" 122 bis) et Sidi Ferruch (n" 124). Un curieux reli(iuaire a été trouvé à Dalaa, au nord de l'Aurès, évidemment dans une église : Mélanç/es de l École de Rome, XVI, 1896, p. 483; XVIII, 1898, p. 128. — On a découvert à Aïn Fakroun, dans la région d'Aïn Beïda, un petit panneau en pierre, percé de baies; c'était sans doute une feneslella confessionis, placée dans le soubassement d'un autel, en avant du reliquaire : De Rossi, la Capsella arr/entea africana, p. 31; De Laurière, Bull.

146 LES MOMMENTS ANTIQUES DE L ALGÉKIE

soit une ou plusieurs caisses funea-aires contenant des corps de saints'. Souvent, un f«^o?7?./w< ;i quatre colonnes le surmontait -. 11 se dressait tantôt dans l'abside même "', tantôt entre les deux petits escaliers qui y conduisaient, sur une sorte de socle de plain-pied avec le preslnjteriioi} '', tantôt dans la nef, à une distance plus ou moins grande de l'abside "' : c'était cette dernière i)lacc qu'il occupait le jjIus fréquemment. Pour l'isoler, on barrait le fond de la nef par des clôtures, disposées <lans les entre-colonnements*' et en travers du vaisseau central.

inonumenlal, C° série, V. 188'J, p. 392; Corpus, VllI, 18142 (conf. aussi à Ain Zirara, n° 8). — A Henchir el Bejïueur (n" 20) et à Zoui (n" 167), le loculus des reliques est creusé dans la table même. A Chabet Medabouah (n" 40), il paraît avoir été ménagé dans le pied de l'autel.

Souvent, une inscription, indiquant la nature des reliques, était gravée soit sur la table même (Henchir el Begueur, peut-être aussi Klierbet Oura el Ahdam, n° 120), soit sur le pied (Chabet Medabouah), soit sur une pierre faisant partie du soubassement ou placée à côté de l'autel : voir Aïoun Berrich (n" 9), Guelma (n" 00, /n fine), Kherbet Ma el Abiod (n° 75), Mechta el Bir (n° Si), Mesloug (n- 88 bis), Routfach (n" 111), Sétif (n° 122 bis), Zoui (n° 167); conf. Corpus, VllI. 10660, 10686 = 16741. 16743 ; liée, de Const., XXVII, 1892, p. 322, et XXVIII, 1893. p. 352.

1. Lambèse (n" 74); Tipasa. basilique de Sainte-Salsa, d'après le témoignage de l'inscription sur mosaïque de la nef (n" 1.59) : Tipasa, chapelle de l'évêque Ale.xandre (n" 160); — probablement aussi Gouéa (n" 51) ; Henchir el Hammam (n° 62) ; Mrakhib Thala (n° 95) ; Orléansville (n" 95).

2. Lambèse (n" 7 4) : Kherbet el Ousfane (n° 104); Sériana (n° 118), Tigzirt (n" 146) ; Et Toual (n° 163) ; — peut-être aussi Guesseria (n" 56) ; Mechta el Bir (n" 84) ; Orléansville (n" 95); Tipasa, Sainte-Salsa (n° 159). On a trouvé également des restes de ciboria dans les chapelles d'El Ksour {n° 72) et d'Aguemmoun Oubekkar (n" 3). — 11 n'est pas certain que des débris d'arcades, découverts à Sillègue (n" 126), aient appartenu à un ciborium.

3. Lambèse (n" 74); Matifou (n" 79) ; Sériana (n" 119); grande basilique de Tigzirt, aune basse époque (n" 146); — probablement aussi Sidi Mabrouk (n" 125) et Orléansville (n" 95).

4. Bénian (n° 22) : Tigzirt, à la première époque (n° 1 16) ; Castiglione (n" 39). Mais l'emplacement que nous assignons à l'autel dans ces trois églises n'est pas certain.

5. Morsott (n'~ 91 et 92); Kherbet el Ousfane (n- 104); Sériana (n" 118); Tébessa, grande basilique et chapelle voisine (n" 138) ; Timgad (n° 152).

6. Dans la grande basilique de Timgad (n" 132), l'espace limité par les clôtures est moins large que la nef.

Cet espace réservé était parfois un peu exhaussé'. Dans les pages qui suivent, nous rappellerons le chœur, dénomination ({ui se rencontre dans des textes non africains à une époque plus récente et dont nous n'affirmons nullement l'exactitude pour la période que nous étudions. Les clôtures étaient quelquefois des grilles en bois ou en métal ' ; parfois même elles consistaient en des murettes, sans doute assez basses 3. Mais d'ordinaire elles étaient constituées par des dalles, ajourées '' ou pleines, dressées de champ : pour maintenir ces pierres, on les emboîtait soit dans des encastrements ménagés le h3ng des supports qui séparaient la nef des bas côtés, soit dans de petits piliers à feuillures"', surmontés d'amortissements on forme de pomme do pin*'.

Dans plusieurs églises", on trouve aussi dos barrières entre la nef et les bas côtés, même en dehors du chœur. A Kherbot

1. Djemila (n° 48) ; Sériana (n" 118] ; chapelle voisine de la basilique de Tébessa (n- 138).

2. Announa (n" ir : Bénian (n" 22); Périgotville (n" lO'l) ; Rherbet Selmi (n° 116); Sériana [n" US, ; chapelle voisine de la basili(iue do Tébessa (n° 138; ; Timgad (n" 132).

3. Djemila (n- 48): Kherbet Guidra (n" 60); Henchir Selfan (n°' 113 et 114) ; Sériana (n" 118).

4. Sériana (n" 119) : ïipasa. Sainte-Salsa (n" 130). Voir encore Covjnis, Vlll, n" 4321 (Fesdis, prés de Batna): Revue africaine, XIX, IS"'), p. 42.3, n" 27 et fig. 12 de la planche II (Alger). — A Morsott (n" 92), il y avait des cancels ajourés en plâtre.

5. Ain Zirara fn" 8 : Heuchii' .\ourir (n' 13) ; Henchir el Atech (n° 13) ; )Henchir el Azreg (n- 17); Henchir el Beïda (n''2l) ; Rherbet Bou Addoufen (n»* 33, 34, 3o) ; Henchir Bou Takrematène (n»= 37 et 38) ; Rherbet Fraïm (n- 49) ; Henchir Guesseria (n" oG; ; Henchir el Guesseria (n° 57) : Henchir Guessès (n" 38); Rherbet el Rébira (n" 07) ; Rherbet el Mahrab (n» 78) ; Henchir .Mechta Si Salah (n° 83) : Henchir Milen (n° 90) ; Henchir Resdis (n-llO); Rherbet Tamarit (n°133): Tébessa [n''138):Téniet el Rebch ',n" 142 et 113) ; Henchir Tikoubaï (n» 130).

6. On appelait ces piliers lievmulae : voir Holtzinger, Kunsl-liistorische Stiiclien, p. 44. — A Tébessa (n» 138), ils sont surmontés de moulures semblables à celles que l'on voit sur les bases attiques.

7. Sériana {n- 118) ; Tébessa (n" 138) ; Tipasa (n- 137); Zana (n° 161).

Guiilra (11° 60), un mur coupe toute la basilique, entre la façade et le chœur ; il est percé de trois portes correspondant aux trois vaisseaux ; un petit porche précède la baie du milieu ^ Les fidèles, qui restaient debout (du moins au iv' siècle) -, étaient séparés suivant leur sexe-'. Mais rien n'indique que les liommes se soient tenus dans le bas côté droit et les femmes dans le bas côté gauche ; en tout cas, il n'y a aucune différence dans la structure de ces collatéraux, qui sont presque partout de largeur égale, comme nous l'avons déjà dit*. Une inscription, découverte à Henchir Ain Sfar, prèsdeKhenchela'', mentionne le cancellus lirginum^ c'est-à-dire la grille qui isolait l'espace assigné aux vierges. Les tribunes ont pu être réservées soit aux femmes, soit à des moines ou à des religieuses. Dans le prcsbijterium, les clercs s'asseyaient sur des bancs, disposés le long du mur : comme ces sièges étaient d'ordinaire en bois, ils ont disparu. On voit, dans l'abside de l'église d'Announa (n" 11)*^, plusieurs degrés en pierre dont le dernier a certainement servi de l)anc ; au nnlieu se trouve la place de la chaire épiscopale. Des vestiges du soubassement de la chaire se distinguaient aussi à Tébessa, dans le fond de l'abside (n" 138) ".

i. Un mur transversal se voit aussi dans la petite église de Kherbet Fraïm (n" oO).

2. Optât, Dp schismate donalislamm, 4, 5. Augustin. De calrchizandis ruiHhiis, 13 (19); Sei'mon 335,2. Couf. Holtzinger, Die alkhristliclie Arcliiteldiir, p. 177-8.

3. Augustin, De civitale Dei, 2, 28 : « Populi cDiifluiint ad ecclesiam casta celebvilale, honesla iilriusque seuus discrelione. »

Page 1