‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 222 sur 288 · Tome I, p. 75 et suiv · texte numérisé non relu

Tome I, p. 75 et suiv

3i6 LES MONUMEiNTS ANTIQUES DE l' ALGÉRIE

militaire qui couvrait autrefois les frontières ; craignant que les provinciaux ne voulussent s'affranchir de leur joug et ne fissent appel aux empereurs, ils renversèrent les remparts de presque toutes les villes i. Les indigènes purent donc s'emparer facilement de la plus grande partie des Maurétanies ; ils se jetèrent sur la Numidie, où ils firent de grands ravages. Au point de vue de la défense du sol, les Byzantins eurent à reprendre entièrement Fœuvre des Romains.

Ils n'étendirent pas leur domination aussi loin que leurs devanciers. D'a])ord, ils se contentèrent de protéger les environs de Constantine, la vallée de la Seybouse et le cours supérieur de la Medjerda, en établissant une ligne de fortel'esses, appuyée en arrière par les deux places fortes de Calama et de Constantine; cette ligne passait par Taoura [Thagura), Aïn Tamatmat [Vasidice)^ Mdaouroucli [Madmtri)^ Tifecli [Tipasa), Ksar Sbéhi (Gadiaufala)^ Aïn el Bordj {Tigisis), Sila^ — Puis, en 539, le général Solomon conquit TAurès, le Hodna et le pays de Sétif. Il fît bâtir plusieurs forts dans TAurès'^; mais il semble que les Bj/zantins aient abandonné ce massif de bonne heure ou que ces forts n'aient été que des avant-postes. En effet, dans le pays plat qui s'étend au nord de l'Aurès, on rencontre une série d'ouvrages défensifs qui font de cette région un vaste camp retranché, tourné vers le midi^. La frontière mihtaire suivait donc probablement le pied des montagnes à l'ouest de Tébessa, par Khencliela^, Timgad,

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