MONUMENTS PUNIQUES ET LTHYPIIÉMCIENS
logiies dans des pATainides égyptiennes, séparées, il est vrai, ilu Tomljeau de la Chrétienne par nne longue série de siècles.
Ce mausolée a été manifestement copié sur le ^lédracen. La forme générale est la même : à lextéricur, c'est le même tambour gigantesque, orné de soixante colonnes grecques et surmonté d'un cône à gradins; à l'intérieur, c'est le même amas ■confus de })ierres à peine façonnées. Le Khour Roumia, connue le Médracen, n'est qu'un grand tumukis africain, recouvert d'une riche envelo})pe. Mais on constate diverses modifications dans l'ordonnance architecturale. Le Médracen, trop l)as par rapport à son diamètre, parait écrasé ; le mausolée nuiurétanien, K^lontle diamètre est à pcuprès le même, le dépasscd'une vingtaine -de mètres : la partie cylindrique, bien })lus élevée, se dresse sur unelargebase carrée, qui n'existe pas dans le modèle. L'ornementation extérieure, avec ses (diapiteaux à volutes, avec ses fausses portes moulurées, est moins froide et plus élégante. Au dedans, ■des voûtes appareillées surmontent les caveaux et la galerie. ■Cette galerie circulaire est une innovation ^ : elle a du être faite pour permettre le développement des processions que l'on accomphssait lors des funérailles et, sans doute aussi, h»rs des fêtes anniversaires.
Un auteur latin qui vivait vers l'époque de l'enq^ereur Claude, Pomponius Mêla, mentionne ce tombeau'-; il l'appelle le monument commun de la famille royale, monumnituii} commune regiac gen/is. Quel souverain le iit élever? On pense volontiers à Juba II, roi de Maurétanie aux environs de notre
1. Un des tunuihis qui entourent le Médracen présente aussi un couloir -annulaire : Hec. de ConsL, XVI, 1873-i, pi. IX.