Ce camp n'a pas été retrouvé
2. Le terrain qui porte cette enceinte est incliné en pente douce du sud au nord.
3. Renier, Archives des Missions, I, tS.'JO, p. 6jC : II, 1851, p. 172. Gagnât, VAi-mée romaine d'Afrique, p. 302-505. Cagnat et Héron de Yillefosse, Bull. Comité, 1899, p. clii, cxcvi-cxcvin.
pereur Hadrien vint inspecter la/// Aurjusta et, en souvenir do sa visite, on dressa au centre de l'enceinte, sur une aire dallée, une grande colonne, d'un diamètre de l'",85, portée par un piédestal dont le plan avait peut-être la fonne d'une croix'. Sur ce socle, furent gravés des ordres du jour (pie le prince avait adressés aux troupes de Numidie. D'importants fragments en ont été retrouvés : on les a transportés au Louvre.
A Lambèse, une autre enceinte a laissé des traces beaucoup plus nettes, et il est certain fprelle a délimité jadis un vaste camp permanent, affecté à la troisième légion. Ce camp — le mieux conservé sans doute de tous ceux de l'empire romain — existait déjà en l'année 146, ainsi rpie des inscriptions le prouvent 2; peu d'années après, sous Marc-Aurèle, certaines parties en furent réparées-^.
« La position, — dit M. Gagnât, tpii a étudié en détail le camp « de Lambèse'', — en est choisie conformément à toutes les lois « formulées parles auteurs militaires anciens, assez élevée pour « être très aérée et dominer la plaine environnante, assez abrice tée par les hautes croupes de l'Aurès pour ne pas craindre les « vents brûlants du sud, assez découverte pourtant pour ne pas « être exposée à une surprise de l'ennemi... Les premières « pentes de l'Aurès renferment des sources pures et abondantes, « Aïn Drinn et Aïn bou Bennana, captées à l'époque romaine, « qu'il suffisait d'un petit aqueduc pour amener et faire jaillir, « soit dans le camp, soit dans l'espace environnant. »
1. Héron de Villefosse, Slrena Ilelbiguinu (Leipzig, 18!)9}, p. 12-2-128.