A Carthage, à Sfax, à Tabarka
3. Il y a eu, en Tunisie, de belles églises byzantines, de l'époque justinienne, ainsi qu'en témoignent un grand nombre de chapiteaux, employés dans la mosquée de Kairouan (conf. Procope, iV/^ces, VI, 4; Evagre, ii/s/. eccZ., IV, 18). Mais rien n'indique l'existence de pareils monuments en Algérie.
4. Quelquefois, le rectangle n'est pas tout à fait régulier; la configuration du terrain ou l'existence de constructions plus anciennes ont pu être causes de certaines déviations, par exemple à Orléansville (n" 95, et à Tipasa (n» 160). Mais ces anomalies sont sans importance.
y. Quaeslioiies in Hcp/aleuc/iunt, '2, 111, 5.
ÉDIFICES DU CULTE CriRÉTlEN
<< gam hahcal (jvadratuvam, lateribus longiorihus, brcvioribu^ « fi'ontibns, siciit pleraeque basilicae conslidii/ntur. »
Dans une étude architecturale, nous pouvons les grouper en deux séries, sans tenir compte de leur destination particulière, ni de leurs dimensions très variables : 1" les édifices ;i plusievu^s nefs; 2" les édifices à nef unique. Les chapelles en forme de trèfle formeront une troisième classe de monuments. Enfin, nous parlerons à part des baptistères.
On a rarement installé des sanctuaires chrétiens dans des édifices d'une époque antérieure. Nous ne voyous que deux exemples à citer à cet égard', l'un douteux, Faulre certain : le temple de Tébessa paraît avoir été converti en chapelle sous la domination bj-zantine^, et, vers le même temps, on éleva une église sur le soubassement du grand temple du Capitole, à Constantine (n" 44). Mais il faut ajouter que ce monument était déjà détruit ; les chrétiens se contentèrent d'utiliser comme assiette la plate-forme qui le portait : c'était peut-être simplement une manière d'affirmer leur triomphe sur le paganisme''. — Nous n'avons aucune preuve que des basiliques civiles soient devenues des basiliques sacrées.
La plupart des monuments chrétiens de l'Algérie ont été
1. On peut y joindre une chapelle de Tig/.irt (n" 118), qui fut construite sur (les salles d'un établissement de bains.