‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 108 sur 156 · Voir plus loin · texte numérisé non relu

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3. Vitruve recommande cette proportion d'une maniùie i;ènerale, liv. \', cil. \.

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On se demande si la vaste salle du /ri^/ian«OT est réellement la cell2 solijris; dont les anciens nous ont décrit le mode de couverture très particulier : une charpente avait été établie, en poutre de cuivre ou de bronze; la voûte de blocage placée au dessous de cette charpente était comme suspendue par des crampons de fer. On a retrouvé en 1872-187.3 un grand nombre de ces barres, longues d"un mètre, recourbées à angle droit à l'une des extrémités et formant à l'autre extrémité une anse dans laquelle passait une tige plus courte. Il est évident que la charpente de métal était invisible, et qu'il est diflicile de traduire l'épithète soliaris par « brillant comme le soleil ». M. de Pachtère a justement défini, au contraire, la cella soliaris comme une salle où se trouvent des solia, c'est-à-dire des baignoires ; dès lors la cella soliaris ne peut être la vaste salle du J'rii^idarium, mais bien la salle du cal.iarnon, qui est effectivement entourée de baignoires. Cependant il faut avouer qu'on a trouvé dans la salle du frigidarium des fragments de voûte qui étaient percés de crampons de fer. Le difficile problème de savoir comment était couverte la salle dn frigidarium, et même si elle était couverte, n'est donc pas entièrement résolu.

Cette nef, presque aussi large que celle de Saint-Pierre, était divisée longitudinalement en trois par deux rangées de colonnes. Elle faisait l'admiration des architectes venus de loin qui. en la voyant, « demeuraient de pierre », dit Sparticn'.

Derrière le frigidarium était le tepidarium long de 5o mètres, large de 24, dont le plafond était supporté par huit colonnes de granit de 2 mètres environ de diamètre dont il ne subsiste plus qu'un fragment dans une pièce située du côté Xord- Ouest du péristyle; au commencement du xvr siècle, il en restait encore deux en place, l'une fut transportée à Florence en i5'>3, par ordre du grand-duc Cosme et elle décore depuis 1670 la place S. Trinità; du sort de l'autre, on ne sait rien. On notera dans cette salle les deux chapiteaux composites sur l'un desquels est figuré VHercule, œuvre de Glycon, statue colossale qui était l'un des ornements de ces Thermes. De chaque coté s'ouvraient des absides, dans quatre desquelles on remarque les restes de baignoires garnies le marbres rares.

Puis vient un vestibule avec deux baignoires à revêtements de marbre-; il servait d'entrée au Sudarium ou Laconicum. C'c9t

1. « Xam et ex ivre vcl ciif'io caïuclli suferJ'oiUi esse Jicunlur, quil-us cjn: yjlio tota concreJita est; t.inttim est spalii ut i.i ipsiim negetit potuisse Je inecanici. •

2. C'est à ce vestibule qu'on propose parfois lie réserver le nom de tepi.: riiim.

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