Lanciani, Noti::U' degli Scavi, p
3. DucHESNE, Liter Pontif., vol. II, p. 388. Forcella, Isc, vol. I, p. 2f)<;, n. 1098, année 1270, n. 1099, année i326....
4. La Lande, Voyage d'un Français en Italie..., vol. III, p. f,^<.
J9i LKS .MOM'MENTS ANTIQIES DE ROME.
En 1270, au mois de juin, un petit campanile avec des cloches fut élevé au milieu de la façade. Le Panthéon appartenait alors au Saint-Sièg-e et il était au nombre des lieu.x que le sénateur s'engageait par serment à défendre quand il recevait l'investiture pontiticale. Cependant le Peuple romain en revendiquait, à ce qu'il semble, la propriété ou l'avait pris sous sa protection comme d'autres monuments de la ville, car Pogge raconte que, s'étant écarté de ses compagnons pour se diriger vers le Panthéon, il aperçut tout auprès une petite colonne sur laquelle étaient gravées les armes du peuple.
Le Panthéon passait pour un refuge assuré ; on y avait établi des défenses. Au cours d'un tumulte populaire, en 1409, ce fut là qu'on déposa provisoirement la relique la plus vénérée des Romains, la Véronique, avant de la porter au château Saint-Ange.
En 1442, le pape Eugène IV dut faire recouvrir l'édifice en même temps qu'il débarrassait les abords des échoppes qui s'y trouvaient. L'historien Flavio Biondo l'en loua dans sa description de Rome : « Cette église, dit-il, la plus belle dé toutes, a des colonnes qui sont plus belles aussi que toutes les autres, mais elles étaient à moitié cachées par des boutiques d'espèces diverses ; maintenant on les voit nettes et propres du haut en bas. En outre, la place entière et la rue qui mène au Champ de Mars ont été pavées. » Ces travaux mirent au jour plusieurs antiquités dont une grande cuve de porphyre qui, après avoir figuré longtemps sur la place du Panthéon, devant le parvis, servit ensuite de sarcophage au pape Clément XII et se trouve aujourd'hui dans la chapelle Corsini au Latran*; deux lions en basalte égyptien, découverts en même temps, furent placés de chaque côté de l'urne, comme on le voit dans mainte gravure du XVI- siècle ; Sixte V les fit transporter sur la fontaine de l'Acqua Felice, près des thermes de Dioclétien-; ils ont été depuis quelque temps déposés dans le musée du Vatican. Ruccellai vit la place ainsi décorée lorsqu'il visita Rome en 1460 : « Sur la place, devant l'église, on a disposé un sépulcre de porphyre sur deux lions •'' et de chaque côté deux vases de porphyre*, »
1. '■ On voyait aussi sous le Portique, dit de lîrosses, le tombeau d'.Vijrrippa, d'un seul morceau de porphyre tout uni sur quatre pieds, avec son couvercle du troiit le plus simple, le plus noWe, le plus élégant qu'il soit possible. Celte pièce n'a pas non plus sa pareille. Notre pape Corsini (Clément Xll) vient de le laire transporter à S.-,int-Jcan de Latran pour lui servir de tombeau dans sa ctiapellciiue l'on décore a yrands Irais. • Lettres familières, éd. ia?<>, vol. II, p. ni.
2. El. Vacca, Memoric, § 35. A. Nibbv, Roiuji aiitic.i, vol. II, p. -o?'.
3. Il semble, d'après les gravures, que les lions étaient à .côte du cénotaphe.