Lanciani, Ruins, p. 4^36. G. Gatti, Archeologia, p
3. Sur la décoration intérieure du Panthéon en tant qu'édifice relij,Meu.\, voir l'article de Munoz. dans Nuovo Bollcttino di Arch. Christ., Rome, 1912, p. 25-35.
4. E. Calvi, L'Augiisteo dans Nitova Antologia, 188!!!. F. Sabati.ni, // MauscijIo di Augusto, Rome, 1907. Nibby, . /îo/wa antica, part. II, p. 52u. Canina, !<■ ima antica, Kom^, 1841, p. 237, avec reconstitution. Pyrriio (Pirro Ligori, l.ibro délie Antichità di Roma, Venise, i553, p. 4O.
de Mars, pour servir de sépulcre à lui et à sa famille ; le lieu était alors désert, occupé par des bosquets et tout à la limite de la rég-ion habitée. C'était un vaste édifice circulaire de 88 métrés de diamètre intérieur placé sur une base carrée qui se trouve actuellement ensevelie'; le centre formait une salle voûtée contenant des statues ; l'empereur se Tétait réservée comme chambre funéraire ; elle était entourée de douze cellules pratiquées dans l'éfiaisseur des murs et destinées aux membres de la famille impériale. L'entrée était tournée vers le Sud et précédée d'un porche que flanquaient deux obélisques égyptiens*. De chaque côté avaient été apposées deux tablettes de bronze contenant les Res gestœ, c'est-à-dire la nomenclature des hauts faits de l'empereur; l'inscription d'Ancyre en est une copie. Audessus de la rotonde s'élevait une série de g-radins garnis de terre et plantés de cyprès ; une statue de l'empereur en bronze dominait ce bois aérien. On racontait, au moyen âge, que l'empereur avait fait venir, dans des paniers, des diverses provinces de son Empire, la terre nécessaire, afin de bien marquer que sa puissance s'exerçait partout^. Tout autour du monument fut planté un parc dans lequel le public eut la permission de se promener.
Entre le monument et la voie Flaminienne. une esplanade dallée de marbre et ceinte d'une muraille. Vlsfrinum, avait été réservée pour dresser les bûchers funéraires. Cq fut là, en effet, que fut consumée la dépouille d'Aug-uste; pendant cinq jours on entretint les flammes ; lorsqu'on avait approché les torches pour mettre le feu au bûcher, un centurion avait vu distinctement, affirma-t-il, l'imagfe de l'empereur s'élever aux cicux ; d'ailleurs, pour plus de sûreté, sa femme Livie avait eu soin de faire placer au sommet un aig-le qui, en s'envolant au moment opportun, sembla porter aux demeures célestes l'âme de son époux. Livie. après avoir lave et parfumé ses cendres, les enferma dans une urne d'albâtre qui fut déposée dans la grande salle centrale, ainsi que l'avait prescrit l'empereur*. Les restes de .Marcellus se trouvaient déjà dans le .Mausolée ^, ainsi que ceux d'Agrippa, de Drusus, de Lucius et Caius César. Plus tard, Octavie, Livie. Britannicus. Poppée, Nerva, peut-être
I. L'existence de ce soubassement rectangulaire, semblable a celui du mausolée d"IKidrion. n'est qu'une hypothèse.
;. L'obélisque de Sainte-Marie-Majeure et l'obélisque du Quirinal.