‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 147 sur 156 · LES THERMES DE DIOCLÉTIEN. 2H · texte numérisé non relu

LES THERMES DE DIOCLÉTIEN. 2H

âtes de cet édifice si splendide jadis, car nulle part lair n'est

us pur et plus suave, la \'ue plus étendue, le silence plus

- and et la solitude plus délectable. Là nous ne nous entrete-

ins ni de nos affaires, ni^du bien et du gouvernement de

i Etat. Errant à travers ces ruines croulantes, ou assis sur le

sommet, nous disputions d'histoire. »

Au contraire, Pogge parle, au commencement du siècle suivant, de l'impression que lui firent « ces ruines imposantes mieux conservées que les autres et ces énormes colonnes »; Giovanni Ruccellai, qui visita Rome à l'occasion du jubilé de 1460. fut aussi frappé par la beauté des colonnes, par les architraves de granit et les hautes murailles qui s'élevaient au milieu d'énormes décombres*.

Telle était l'admiration produite par la masse et par l'élégance . ces vestiges que le pape Nicolas V voulut, parmi tant d'autres jjets, faire démolir la voûte de la basilique Vaticane pour la -:onstruire à fimitation de celles des thermes de Dioclétien*. X lUs tard, Antonio da Sangallo il Vecchio dessina les portes et les fenêtres du palais Famèse sur le modèle des niches des Thermes, lesquelles étaient flanquées de colonnettes.

Cette admiration n'empêchait pas toutefois qu'on mit les

Thermes au pillage comme tous les autres monuments de la

le. « Le 10 novembre 1463, raconte le diarisle Paolo dello

astro. un grand entrepreneur en marbrerie, Pietro Paolo de

rte. fut tué par un éboulement tandis qu'il surveillait, dans

e vigne qu'il possédait aux Thermes, des travaux d'excavation

ieffet de rechercher sous terre du travertin'. »

Quand Fulvio \isita les Thermes, en 1527. la hauteur des

colonnes et des voûtes, la hardiesse des dômes, l'immensité des

salles, la profondeur des cn.ptes le remplirent, comme ses

'"-édécesseurs. dune profonde admiration*.

En 1020, un prêtre sicilien, du nom de Antonio del Duca,

rriva à Rome apportant les portraits des sept archanges :

Michel, Gabriel, Raphaël. Uriel, Santhiel. Gendiel et Borachiel,

opiés sur ceux qui existaient dans l'église Sant'Angiolo de

lalerme*. il obtint la permission de suspendre ces tableaux à

-pt des colonnes qui se dressaient dans le tepiiarium, afin

1. Arch. Soc. Rvm. Stor. Pat., voL IV, p. ôt?. Il parle des antiquités découvertes en fouillant, dont une partie fut envoyée à Florence, l'autre au Capitole.

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