Buonarroti. Rome, 1875, p
4. Andréa Fclvo, Antiq.. liv. III, pi. XLVII. Irad. ital.. Venise. 1:4?, fol. 110.
5. CoJ. \'jt.,r^iOi-. ms. de Cancellieri, date Rome 1-94 et intitulé Le Terme DiocUtûne. J. O. Hare, IValks in Rome, Londres, u/jo, vol. Il, p. iS.
LES MONUMENTS ANTIQUES EjE ROME.
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qu'on pût les y vénérer; cette vaste salle encore intacte ainsi un lieu de culte, mais non sans de violents démêlés avec les jeunes Romains, qui venaient s'y exercer à l'équitation et d'autres jeux.
Cependant le cardinal Ascanio Sforza, mort à Rome le 28 mal i5o5, avait transformé en réserve, pour son gibier de ciiasse, la portion de l'enceinte des murs qui fait hache dans la campagne derrière les Thermes et où se trouvait jadis le camp prétorien; dans les plans de Rome de i5.57 à i568, cette région, qui porta longtemps le nom de ]'ivarium, se voit entourée de tous côtés de murs et isolée du reste de la ville. Peut-être le cardinal Ascanio avait-il joint à son vivier un enclos qui en était séparé par une ruelle et qui prit bientôt le nom de El Barco ou Parco: ce parc semble avoir compris la majeure partie de la surface des Thermes.
D'autre part, le cardinal Du Bellay acheta, quand il vint s'établir à Rome vers le milieu du siècle, les terrains qui se trouvaient autour du grand hémicycle dont la place actuelle Délie Terme garde la forme; il y construisit une villa et y traça des jardins qu'ornèrent les nombreuses antiquités que l'on découvrait sans cesse en ce lieu. Ainsi au temps où Albertini écrivait, c'est-à-dire au commencement du xvi' siècle, on avait mis au jour des statues d'empereurs romains : Dioclétien, Constance, Galérien, lesquelles furent placées plus tard au musée du Capitole. Dans la seconde moitié du siècle, \'acca rapporte dans ses Mémoires (|^ 104) que le propriétaire d'une vigne située derrière les thermes de Dioclétien, voulant bâtir une maisonnette, découvrit les soubassements de deux murs; il les dégagea et parvint à l'entrée d'une crypte dans laquelle il pénétra; elle contenait dixhuit » tètes de philosophes » que Clio. Giorgio Cesarini acheta et qui passèrent ensuite dans les collections du cardinal I-'arnèse.
Du Bellay fit tant de dépenses qu'il se couvrit de dettes et se ruina; aussi, quand il mourut, le lô février i.5oo, dut-on vendre toutes ses antiquités; pour les jardins, qui avaient pris le nom de Hord Bellafani, les héritiers du cardinal les louèrent à Charles Borromée, qui venait précisément d'arriver à Rome, au prix de i5o écus par an (lô juillet iô(x)).
Pie IV reprit l'idée de Del Duca» ; toutefois, comme il estimait que le culte des archanges n'avait jamais été sanctionné par l'Église, excepté pour trois d'entre eux cités par les l^critures, il fit enlever les tableaux apportés par le prêtre sicilien-.