T.ARC DE TITIS
étranfï-e. la loi des Juifs; les empereurs, escortés par Domitien, suivaient immédiatement. »
Ce ne fut guère qu'au commencement du xviir siècle que l'on songea à empêcher la ruine complète de l'arc. Dans sa séance du 7 mai 171.5, le Conseil communal chargea deux des conservateurs d'aller avec l'architecte du Peuple romain faire une inspection; dès le 18 mai, ils rendirent compte de leur mission et, le pape Clément XI ayant donné son approbation, les travaux commencèrent. On s'aperçut alors que les moines avaient singulièrement abusé de leur voisinage; non contents d'appuyer la charpente d'un toit sur un des bas-reliefs et de détériorer une muraille, ils avaient occupé l'intérieur de l'arc et percé une fenêtre dans une des faces. Le tîscal, qui était l'intermédiaire entre le Conseil communal et le Saint-Siège, fut chargé d'aller protester auprès du pape fiô juillet 17 16)*. La fenêtre tout au moins fut bouchée.
L'architecte du Peuple romain, Alessandro Specchi. mena rapidement les travaux, qui étaient achevés l'année suivante, mais ne furent payés par la Chambre capitoline, sans doute avec le secours de la Chambre apostolique, que quatre ans plus tard, en 1721 ; la dépense ne s'éleva qu'à la somme de 142,81 écus.
La véritable restauration de l'arc et son dégagement datent du pontificat de Pie VIL quand le cardinal Guerrieri, alors trésorier général de l'Église, chargea l'architecte Stem, en 1818, d'entreprendre ce travail. L'Église avait d'autant plus à cœur cette réfection qu'elle voyait dans ce monument un témoignage de l'asservissement du peuple juif et une confirmation des Écritures, ainsi que l'écrivait le cardinal Pacca, doyen du Sacré Collège, aux consen-ateurs, en leur promettant de lever tous les obstacles. Ces obstacles ne tardèrent pas à se manifester. L'architecte Stern étant mort, les travaux se trouvèrent un moment suspendus, mais le cardinal Pacca obtint que Valadier fût chargé de les reprendre: c'est alors que l'opposition éclata: on reprocha à \'aladier d'avoir démoli l'arc sous prétexte de le restaurer, et l'on disait que ce ne serait plus l'arc de Titus, mais l'arc de Pie \'II; on prétendit qu'en déplaçant les bas-reliefs on en avait brisé plusieurs. Le cardinal Pacca en écrivit tout alarmé aux conservateurs*. Cependant Valadier put mènera bien son œuvre,