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lard un personnage de l'Arétin devait dire de même : « Le Colisée:- C'est le trésor et la consolation de Rome'». On le mettait au nombre des sept merveilles de la ville, qui étaient le Janicule, les aqueducs,, les égouts, le Forum de Trajan, l'Odéon et les Thermes d'Antonin (Caracalla) -. Au temps de Théodoseet même sous Théodoric, on y célébrait encore des jeux, et, lorsque les combats sanglants des gladiateurs furent interdits, on les remplaça par des joutes, des courses, des combats entre bêtes fauves 5.
Aussi la légende s'empara-t-elle de bonne heure de ce monument. On racontait que Virgile l'avait construifde même que le Capitole et que, comme pour le Capitole, la durée de la ville était liée à sa conservation.
Tant que durera le Colisce, Rome durera : Quand tombera le Colisée, Rome tombera ; Quand Rome tombera, le monde tombera.
écrivait Bède le Vénérable au viii" siècle.
Entre le Colisée et le Forum, sur un socle dont les arasemeniont pu être retrouvés, se dressait une statue colossale de bronze, haute de 112 pieds (3o m. 5o), qui avait été élevée en l'honnci!'de Néron ; après sa mort on en avait fait une statue du Solci' Commode en fit un Hercule et lui donna ses propres traits; apix ^ sa mort, elle redevint une statue du Soleil *.
Bientôt on établit une corrélation entre cette statue colossale et le colossal édifice : on pensa qu'il avait été destiné à la contenir et que c'était son temple.
« Le Colisée, dit le livre des Mirabitia, était un temple du Soleil, d'une grandeur et d'une beauté sans pareilles, tout couvert d'un toit d'airain doré sur lequel la foudre, les éclairs et le tonnerre étaient représentés ; par des fissures innombrables tombait de l'eau qui imitait la pluie (ce qui ne devait pas laisser que de gêner quelque peu les fidèles) ; on y voyait aussi les constel-