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saires, à condition que ce fusseiU des blocs « tombés et non adhérents' «.
Sixte V^ fit débla3er le ("olisée; à la date du lO avril i5(»o, il alloua, à cet effet, un crédit de aSo écus aux Mjgistri Viarum et d'autres versements suivirent jusqu'à sa mort (27 octobre i.îoo), versements qui s"élevèrent à 2700 écus-. En revanche, il avait eu l'idée singulière et furieusement inesthétique de transformer le Colisée en un atelier de lainerie ! L'arène aurait servi à l'installation des métiers ; les fabricants auraient eu leurs boutiques et leurs logements dans les galeries ; à chacun deux pièces, une salle et un magasin, pour lesquels il ne leur serait réclamé aucune redevance. Le pape pensait que tous les pauvres viendraient chercher un honnête moyen d'existence dans cette industrie et qu'il éteindrai]; ainsi du coup la misère et la mendicité ! Des conduites d'eau furent établies et l'architecte Fontana commença les travaux. Cent hommes et soixante charrettes étaient journellement occupés au transport des terres et des matériaux. Même une somme de i5ooo ducats fut remise à des industriels qui promettaient d'introduire à Rome les secrets de la fabrication et le commerce de la laine.
Pour peu que le pape eût vécu un peu plus, le Colisée devenait une cité ouvrière' !
Si les lainiers ne s'installèrent pas au Colisée, des fabricants de colle y travaillèrent quelque temps ; il s'agissait de colle faite avec des os, que Ton appelait cervona; ces industriels s'étaient établis dans les couloirs supérieurs, du côté de San .Clémente, par conséquent, du côté du Latran, au-dessus du « théâtre ». Le Conseil communal informé envoya ses gardes pour les mettre en prison (21 mars 1594), mais ceux-ci montrèrent un bail en due forme consenti par la Compagnie du Gonfalon qui leur accordait la jouissance de ce local moyennant une livre de cire par an. Ceci n'arrêta pas les conservateurs, qui « les tinrent d'autant plus longtemps en prison qu'ils voulaient bien montrer que le Colisée relevait uniquement du Peuple romain ». Ils ne furent relâchés que sur leur promesse formelle de déguerpir promptement. Cependant le Conseil passait en 1604 une convention avec la Confrérie du Saint-Sacrement par laquelle il se faisait autoriser à retirer des pierres et du traver-