Stendhal, PromeiujJes dans Rome, 3o mai
2. Ampère, L'Empire romain à Rome, Paris, i88i, p. II, p. i56.
L'ARC DE CONSTANTIN. i33
est impossible d'en restituer l'apparence bien que ce monument ait été, ce semble, représenté sur une monnaie de Vespasien. Son nom lui venait-il d'une ressemblance avec les bornes qui délimitaient la piste dans les cirques ou de ce qu'il servait à indiquer la limite des quatre régions qui précisément se touchaient en ce point? on n'en sait rien. On ne sait pas non plus si Sénèque fait allusion à cette fontaine quand, à propos des bruits du dehors qui ne doivent pas troubler le sag-e dans ses méditations et son travail, il parle des fabricants de fliites qui venaient essayer leurs instruments près de la fontaine voisine, la. Meta Sudans; quelques-uns pensent qu'il fait là allusion à une fontaine de ce nom située, non à Rome, mais à Baïes'. Nibby pense qu'elle fut construite par Titus en 80, c'est-à-dire après la mort de Sénèque (65)*; peut-être existait-il une autre fontaine à la même place et ce serait elle qu'on voit sur les monnaies de \'espasien. Cassiodore la dit construite en g5 sous le règne de Domitien.
En 1773, on croyait encore que les chrétiens étaient battus de verges au pied de la ^Jela Sudans et qu'on leur lisait là leur .sentence. On croyait aussi que les gladiateurs venaient s'y désaltérera
L'arc de Constantin situé près du Colisée, à côté de la Meta sudaits, entre le Palatin et le Caslius, est le plus grand et le mieux conservé de Rome. Il mesure 2,5 ni. .5o de longueur sur 7 m. 70 de largeur et 20 m. 5o de hauteur; l'arche centrale est haute de 11 m. 5o et large de 6 m. 5o; les arches latérales ont 7 m. 40 sur 7 m. 3o; les colonnes corinthiennes qui soutiennent les statues ont 7 mètres de hauteur et un diamètre de o m. 75 à la base.
Sur les piédestaux des colonnes se voient des prisonniers enchaînés et des victoires.
Cet arc est orné en outre de nombreux bas-reliefs.
Côté Nord. Vers le Colisée.
P>as-reli'efs rectangulaires de la frise. En commençant par la gauche, côté du Cœlius.
I. L'empereur est reçu à l'entrée de la ville par la déesse Rome sous les traits d'une femme casquée ; au fond une porte