LE MONUMENT À ALEXANDER BERTRAM
CIMETIÈRE MONT-ROYAL, À MONTRÉAL
ONTRÉAL est aujourd’hui une des villes du continent amé-
M ricain les mieux protégées contre le feu. Il n’en fut pas
toujours ainsi. Sous le régime français, Montréal n'avait pratiquement aucun moyen de défense contre l'incendie.
La première pompe à incendie — une pompe à bras — fut introduite à Montréal en 1819. En 1824, une Société du feu fut fondée ; mais ce n’est qu’en 1863 qu’un véritable corps de pompiers fut organisé à Montréal. Il était composé d’un chef, Alexander Bertram, d’un sous-chef, William Patton, et de vingt-sept pompiers. Trois compagnies de pompiers-volontaires, composées chacune de treize membres et de six surnuméraires, aidaient les pompiers réguliers dans les grands incendies. Les pompiers étaient distribués dans huit postes. Ils avaient à leur disposition onze chevaux, six pompes à bras, six mille pieds de tuyaux en cuir, vingt-deux devidoirs et trois voitures d’échelles. Le matériel pour combattre les incendies était très primitif.
M. Bertram fut, on peut le dire, le fondateur de la brigade du feu de Montréal, qu’il dirigea pendant près d’un quart de siècle.
Aussi, à sa mort, arrivée le 31 août 1875, les citoyens de Montréal s’unirent aux pompiers pour élever un monument à la mémoire de ce brave qui, pendant tant d’années, avait protégé la vie et les propriétés des habitants de la métropole commerciale du Canada.
Le monument Bertram porte l'inscription suivante :
BERTRAM ERECTED BY THE MONTREAL FIRE BRIGADE AND CITIZENS IN RESPECTFUL AND ESTEEMED REMEMBRANCE OF ALEXANDER BERTRAM WHO FOR 34 YEARS WAS AN ACTIVE MEMBER OF THE FIRE DEPARTMENT AND FOR 23 YEARS ITS CHIEF
À LETT HACKETT