LE MONUMENT DES RÉCOLLETS DE BROUAGE
À RISTIGOUCHE (BONAVENTURE
NOUS lisons dans la livraison de juillet 1922 du Messager Micmac, petite revue publiée à Ristigouche par le Père Pacifique, capucin, dans les langues française, anglaise et micmaque :
Le soir de Sainte-Anne, 26 de ce mois, sera inauguré dans la cour du monastère, un petit monument unique au pays. Il s’agit de la margelle d’un puits des Récollets de Brouage, France, patrie de Champlain, dont un Américain de New-York, M. John- H. Finlay, a fait l’acquisition, il y a quelques années, et qu’il a offerte aux Pères Capucins de Ristigouche. Cette margelle a été fixée sur une base en maçonnerie, et elle est surmontée, comme à Brouage, d’une voûte-dôme, soutenue par quatre colonnettes. Une inscription en trois langues, gravée sur le marbre, renseigne les visiteurs de toute nationalité. Ce puits, reconstitué à 2,800 milles de distance et à 300 ans d’intervalle, a été quelque peu modernisé par l’addition d’un jet d’eau ; mais la margelle est bien telle que l’ont vue Champlain, les Récollets de l’Acadie et au moins deux de ceux de Québec, et aussi 140 prêtres français, victimes de la Révolution, internés dans le couvent de Brouage en 1795. Triple souvenir aussi précieux que touchant.”
Les inscriptions sur le monument de Ristigouche se lisent comme suit :
MARGELLE DU PUITS DE L’ANCIEN COUVENT DES RÉCOLLETS DE BROUAGE (FRANCE). DE MAI 1795 À MARS 1796, 140 PRÊTRES MAR¬ TYRS DE LA RÉVOLUTION FURENT INTERNÉS DANS CE COUVENT ET
dans l'église paroissiale abandonnée ; 87 y moururent de