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contient (le Palais Rouge, la Mosquée Perle), le Taje Mahal, le mausolée d'Etmadowvla, la grande Mosquée, le tombeau d’Akbar à Secundra. Avec les monuments de Delhi, ceux d’Agra sont les
TH. Del
Fig. 314 et 315. — Ana. — Le PALAIS Roue. Détails d'un pilier. — Échelle : 43 millimètres pour 1 mètre. plus connus de l'Inde; ils sont à peu près les seuls d’ailleurs dont parlent les voyageurs. Nous résumerons très brièvement leur description et leur histoire (1).
(1) Les monuments d’Agra et de Delhi sont ceux de l'Inde sur lesquels on a le plus écrit; mais, quand on examine les publications qui leur sont consacrées, en y comprenant celles de l’'Archæological Survey, on constate avec étonnement que
Fort d'Agra (fig. 313 à 319). — Le fort d’Agra, commencé en 1571 par l’empereur Akbar, est une véritable ville. Il renferme dans son enceinte quelques-uns des plus remarquables monuments de l'Asie, la Mosquée Perle et le Palais Rouge notamment.
Le fort d’Agra est construit en grès rouge; sa circonférence est de près de 3 kilomètres; ses murs ont près de 22 mètres de hauteur.
C’est dans l’intérieur de sa forteresse qu'Akbar fit bâtir son palais; mais il ne reste que fort peu de chose aujourd’hui de la construction primitive, éclipsée plus tard, d’ailleurs, par celle qui fut élevée à Delhi lorsque cette dernière ville devint la résidence favorite des empereurs.
Palais Rouge, dans le fort d'Agra (Gg. 317). — Ce palais est de style hindou presque pur. Il est construit en pierre rouge incrustée de marbre blanc.
On désigne le plus souvent cet édifice sous le nom de Palais de Jahangir, bien qu’il soit admis généralement aujourd’hui qu’il remonte au moins à Akbar. Cunningham va plus loin et le suppose antérieur à Baber. Il aurait été élevé vers 1520 par Ibrahim Lodi, c’est-à-dire plus d’un siècle avant Jehangir, et serait la copie du Man Mandir à Gwvalior, La comparaison attentive des deux palais ne n’a pas paru révéler des analogies suffisantes pour permettre d'admettre que lun est la copie de l’autre. Tous deux ont été construits évidemment d’après des types hindous antérieurs, et nous donnent une très bonne idée de ce que pouvaient être autrefois les anciens palais hindous, dont les ruines sont si rares aujourd’hui.
Mosquée Perle, dans le fort d'Agra (fig. 320 et 321). — Cette mosquée est très postérieure à la construction du fort et aux divers autres édifices qu’il renferme, puisqu’elle fut édifiée par Shah Jehan en 1648. Elle est de pur style mogol et constitue une des plus belles productions de cette période.
La mosquée est fermée extérieurement par une enceinte de grès rouge; aussitôt qu’on a franchi cette enceinte, la pureté des lignes, l'harmonie des proportions, la beauté du marbre blanc qui a servi à construire la mosquée produisent une impression très vive. « Je suis humilié comme chrétien, écrit Taylor, de penser que notre noble religion n’a pas assez inspiré nos architectes pour qu’ils aient surpassé ce temple du Dieu de Mahomet. »
On répète dans divers ouvrages que la mosquée est entièrement construite en marbre blanc, mais l’assertion n’est pas exacte. Dans tous les monuments musulmans, le marbre et le grès rouge ne sont employés qu’à l'état de placage : la partie centrale est formée de briques et de mortier. Le placage est d’ailleurs si habilement fait qu’on pourrait croire aisément que le monument est entièrement bâti avec les matériaux qui ne forment, en réalité, que sa surface.
A chaque angle de la mosquée se trouve une four surmontée par une coupole de marbre octogonale. Au centre de la cour se trouve un bassin carré en marbre blane ayant environ 12 mètres de côté.
si les auteurs ont été souvent très longs dans leurs dissertations, ils ont été toujours très brefs dans leurs représentations, et que les descriptions des monuments les plus connus ne sont accompagnées d'aucun dessin ou seulement de quelques figures d'ensemble fort sommaires. Nous avons suivi une règle contraire. Très bref dans nos descriptions, nous avons multiplié le plus possible les figures. Nous en avons consacré 43 aux monuments d’Agra, de Futtehpore et de Secundra. Les plans inédits donnés dans ce chapitre ont été dressés d'après les dessins manuscrits que nous a communiqués M. l'ingénieur Heath, le restaurateur du Taje. En ce qui concerne Futtehpore, nous les avons complétés par des détails relevés par nous sur les lieux.
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Héliotypie HRacle, (Anc!Quinsac) Paris
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Hélioypie H.Racle, [Anct Quinsac]. Paris.