‹ Les monuments de Paris souvenirs de Vingt SièclesChapitre 16 sur 58 · A ï U L' li C 1. O !■ I S · texte numérisé non relu

A ï U L' li C 1. O !■ I S

cic toutes pièces, pendant longtemps, par des écrivains dont le ])arti pris malveillant és-alait l'io-norance'. »

Passons maintenant sur la rive gauche du fleuve, sur le plateau où s'étendaitjadis l'abbaye de Sainte -Geneviève. L'aspect des lieux a l)ien changé depuis : le lycée Henri IV a n]ipropriéà ses besoins la plus grande partie des bàtinients, et la lueClovispasse surlepoint où était érigée l'ancienne église abbatiale, dont le clocher subsiste sous le nom de tour Clovis.

On se souvient (pu"" le mari de Glolilde avait, ;i la suite de ses victoires siu' les Visigoths et sur les Burgondes, édifié un sanctuaire sur le mont Leucotitius. Il y fut enterré avec sa femme, son fils et ses deux petitsfils, les enfants de Clodomir assassinés par leur on(de Glotairc. L'église que fonda le roi des Francs fut saccagée par les Normands, comme tous les édifices parisiens. INIais, lors de sa reconstruction au douzième siècle, on plaça au milieu du chœur une statue en pierre du roi couché, représenté avec sa grande Ijarbe, ses longs cheveux, le corps enveloppé d'une robe descendant juscpi'aux pieds. En 1793, cette statue l'ut portée au musée des monuments français; elle est actuellement à Saint-Denis, oîi elle commence la série des rois. Les artistes du douzième siècle ne faisaient pas de portraits; l'image de Clovis n'était donc pas ressemblante, mais, à l'endroit qu'elle occupait dans la partie centrale du chœur, elle pouvait marquer le lieu de sépulture du roi franc. On eut, en 1807, la pieuve de l'exactitude de cette supposition, lorsque, après la tlémolition de l'église, au cours des travaux de nivellement nécessaires pour la perc(''e de la rue, on mit à jour cinq cercueils de pierre, dont deux d'enfants : ces deux derniers étaient ceux des fils de Glodomir, et les trois autres renfermaient les restes de Clovis, de Clotilde et de leur fils. Sur les parois

Page 1