Henri Martin, Ilistulre de France, tome V
2, E. de Mêuorval, tume II, puçre 22.
conseil d'enlever sèment à toute « Or, oonsie o ni ni c n t
LES COXSTIirCTIOys DU (jlATOnZlÈME SIÈCLE «5
ment avait navré, blessé et mis en péi-il de mort son connétable ». Le traître était déjà loin. Depuis Rosbecque, les quatre « souveraines » |)ortes de Paris étaient ouvertes jour et nuit, ùtées hors des gonds et couchées. C'était Clisson lui-niènii' (|ui avait donné ce les cliaînes et les portes, « pour mieux aiheure châtier et seigncurir » les Parisiens, dérez comment les choses adviennent cl ^. les saisons paj'ent. Le connétable avait cueilli la ver<>-e dont il
battu, car, si les ])()rtes de Paiis eussent été closes et les chaînes levées, jamais messire l'ierre de Craon n'aurait osé l'aire ce délit et outrage, et il n'aurait pu issir de Paris. »
Il s'échappa par la porte Saint- Antoine, fit le tour de la ville pour
gagner Chartres, puis sa seigneurie
de Sablé, et ne se crut enfm en
sûreté (pi'en Bretagne. « Vous êtes
\\\\ cliétiC, dit le duc , ipiand vous
n'avez pu occire un homme dessus
lequel vous étiez. — Monseigneur,
répondit messire Pierre, c'est bien
diabolique chose, et il faut que tous
les diables d'enfer l'aient bien gardé
de moi et de mes gens, car il y eut
sur lui lancé et jeté plus de soixante
coups d'épées et de grands couteaux, et, en vérité, je cuidais (pi'i
fût mort'. »
Pierre de Craon en parlait librement, on le voit, avec le duc de
Bretagne, à l'instigation duquel,
d'aucuns le prétendent, il avait commis son crime. Charles VI somma le
duc de lui livrer le coupable et, sur
son refus, il se mit en route pour
l'aller chercher lui-même. C'est a celte occasion, en traversant la forêt
LE D U X J O N D i; JEAN SANS P i; l' H