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PLACES PUBLIQUES DES DI.X-SEI'TIÙME ET DIX-liriTIÈME SIÈCLES 203 gazon avec 'sUées sablées; on établit pour les francliir une série de ponts : il n'y en avait pas moins de sept donnant sur les Cliamps-Élysées. Un mur, orné de bossages ftt de refends, soutint la terrasse du côté du jardin des Tuileries, au([uel on a<cê<1jMt par deux <,'rands escaliers elliptiques; le quai de la Seine fut agrandi; ^ufin, a« aord, Gabriel bâtit deux importantes constructions à arcades, décorées de colonnes ^t de pilastres avec frontons triangulaires sculptés, séparées l'une de l'autre ])ar la rue Royale. Des guérites, des piédestaux, deux fontaines, devaient compléter
LA riAI.E I.OIIS X\ AlJOlKU'lU 1 PLACE DE LA COXCOIn
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la décoration. Les buit pavillons (pie Louis-l'bilippe a surmontés des statues de villes, étaient destinés à supporter des groupes symbolisant les vertus (lu roi. Rien ne devait être omis de ce ([ui pouvait servir à la glorification de Louis XV, et les dieux ài\ ])aganisme suffisaient à peine, dans leur multiplicité, à exprimer les merv(>illeuses qualités (|ue l'adulation lui prêtait. Cela n'empèclia pas le peuple de dresser l'éclialaud de Louis X\'I à l'endroit même où s'élevait la statue de son aïeul.
Telle est, rapidement esquissée, l'histoire des places pul)li(pies des dixseptième et dix-buitième siècles, ([ui ont ce caractère comnum d'avoir été, sinon exécutées, du moins con(;ues par un acte unique de volonté, et qui, en dehors de leurs souvenirs, conservent, à travers les remaniements du Paris moderne, un aspect intéressant à la fois pour l'artiste et pour l'archéologue.
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