‹ Les monuments de Pise au moyen ageChapitre 15 sur 44 · Rutil., lib. I · texte numérisé non relu

Rutil., lib. I

2. Filippo Pigafetta, Relazione de' sui viaggi, t. If , p. 4 00.

3. Flaminio dal Borgo, Dissertazione sulla origine deW universita Pisana.

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Fig. 9. — Plan du port de Pise.

Embouchure du Calambrone.

Paroisse de Santa-Giulia

Fonte di San-Stefano.

Forteresse.

Habitations le long du port.

Port moderne.

Embouchure du Riscoli.

Palissade antique.

Torretta.

Ligne du rivage en 1694.

Magasins du port

Ligne du rivage actuel.

Pont-levis. — Remparts.

Ancienne forteresse.

canal, dont on fermait l'entrée quand les eaux, dans les temps de crues, se chargeaient de limons. Ce canal n'était viable que pour de légers bateaux appelés piatte.

Rutilius, en parlant de cette rade, que ne protégeait aucune langue de terre et que rien n'abritait contre le vent, rappelle son étonnement d'y avoir vu les eaux constamment si .tranquilles; il explique ce phénomène parla grande quantité d'algues qui croissaient dans le fond et dont la masse flexible amortissait les lames de la haute mer. Il ajoute que cette végétation chaînes qui fermaient sous-marine ne nuisait pas à la marche rentrée du port. ^ nav i res fo^ e \\ e pressait seulement

légèrement les flancs. Le calme de celte baie l'a souvent fait prendre pour le port lui-même, ce qui a occasionné quelque confusion dans le récit des historiens. C'est là qu'eut lieu la terrible bataille de la Meloria, en 1278. Le port proprement dit était Triturritta, où les ennemis de la république rencontraient les vraies défenses.

Les Pisans, n'ayant pu placer leur port dans la ville même, avaient tenu à l'en rapprocher par des communications très-faciles. Outre le canal dont nous avons parlé et qui permit au fils de Desiderius d'aller de Constantinople jusqu'à Pise sans quitter un navire % la route de terre offrait un trajet si court, qu'on avait coutume de le faire à pied 2 , et en même temps elle

4. Paulus diaconus, Langobard. rer., lib. VI, cap. lxi. 2. Rutil., lib. I :

qui solet ire pedes.

élait assez bonne pour permettre aux voitures de la suivre. Cette route, appelée la via Emilia Scauri, était un rameau de la grande via Aurélia. Elle prenait au pont délia Fine, passait par Parrana, parla fontaine San-Stefano, près du temple d'Hercule Labrone; elle traversait les étangs sur des ponts, touchait San-Pietro-a-Grado, alors voisin de la mer, et débouchait à Pise au ponte Nuovo, qui semble avoir été le plus ancien de la ville. Il y avait huit milles entre Pise et son port 1 .

Targioni rapporte que cette contrée florissante fut entièrement ruinée par les invasions des barbares, qui portèrent dans la Toscane de si cruels ravages. Mais les Pisans, au moment où leur puissance se réveilla, rendirent à ce port une activité plus puissante que jamais.

Près de la porte du monastère San-Benedetto, à Pise, on remarquait autrefois un bas-relief en marbre qu'on pense être la vue du port ; on y voit ces îles factices dont parle Rutilius Numantianus, couvertes de fragments de villes, avec des remparts et une multitude de tours, selon l'usage d'alors (pi. lxv).

A. Morrona, dans sa Pisa illustrata, donne aussi un dessin de ce port, dont il dit avoir emprunté l'original à la famille Dal Borgo. Je ne sais quelle confiance mérite ce document postérieur à la destruction du port ; on lit sous le dessin, en lettres anciennes : Prospectus Pisani portus prope Liburnum dicti Calambrone seu Lambrone destrucii de an. Dovi. M cccc l iiii tempore Dni Philipi Medici Pis. archiepiscopi una cum Ecclha. set.; Nicholai de quo nullum est vesligium. On y voit une enceinte considérable

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