Voir Antologie de Florence, sept
2. Il existe au musée du Louvre un oiseau en bronze d'un travail sicilien-arabe et qui offre une grande analogie avec notre griffon. (V. Revue d'archéologie , nov. 1865.)
L'inscription qu'on lit sur les flancs et sur le poitrait ne laisse aucun doute sur sa provenance arabe : elle est tracée en caractères coufiques. Je l'ai communiquée au savant orientaliste du Collège de France, M, Pavet de Courteille , qui a bien voulu me la traduire avec la plus scrupuleuse exactitude. Comme la plupart des ouvrages que les marchands arabes faisaient à l'usage des chrétiens ou des juifs, elle ne contient qu'une formule vague, un souhait de bonheur au propriétaire :
Bénédiction parfaite et grâce accomplie, contentement parfait, paix éternelle , salut parfait et félicité inébranlable à son maître.
Nous ne devons pas nous étonner de voir des représentations d'êtres animés sortir d'une fabrique arabe, et nous citerons ici beaucoup de violations de la règle du Coran : les cerfs de bronze du x e siècle conservés dans les couvents de San-Geronimo et de GuadalupeVen Espagne; de nombreux tissus exécutés par les Arabes et envoyés en France, où l'on remarque des broderies d'animaux 2 et des inscriptions analogues à celle du griffon; des miroirs décorés de sphinx, de figures diverses, et de caractères qui se rapportent aux premiers temps de l'islamisme 3 ; le globe de Vellétri 4 ; des monnaies arabes avec des effigies 8 ; les lions de l'Alhambra, les lions du Moristan de Grenade,