Ibid., fol. 277- fo1- Io
5 Archiv. di Stato, Roma, Chirografi, vol. IV, p. 347- « Mons. g. Lanciani, Ruins, p. 483 avec figure.
Vidoni N tesoriere générale. Havendo Noi ordinato che si levasse 10. Lettres familières, éd. 1836, vol. II, p. 61. Urbain VIII tirait
il métallo che serviva per tetto délie logge avanti la chiesa délia Ro- quelque vanité de cette destruction ainsi que le montre l'inscrip-
tonda per servirsene in fare délie arliglierie per servizio del N. Stato tion qu'il apposa dans l'église :
Ecclesiastico in ordinario che tutta la spesa che occorrerd di fare tanto urbanus vin pont. max.
in levare e portar via detto métallo corne in ricoprire il tetto e rifare il vetustas ahenei lacunaris
campanile délia delta chiesa lo facciate pagare da Marcello Sacchetti reliquias
Depositario n7o Générale de denari délia Nra Caméra al quale in vaticanas columnas et
quanta per questo servizio avrà pagato e pagherà con nostri mandali bellica tormenta conflavit
vogliamo siaaccettato e falto buono. Dato dal Palazzo Ap. in Monte ut décora inutilia
Cavallo lo 17 giugno 1626. Urbanus pp. VIII. , ** "^i prope famae ignota
6. Paiement de 49,20 écus à L. Bernini pour fourniture de trois fièrent caisses de bronze pour les reliques de sainte Bibiane. Depos. gêner., ï" vaticano templo 1627, fol. 18. Cette urne fut déposée dans un sarcophage ancien apostolici sepulchri ornamenta d'albâtre oriental. IN adriana arce
7. Torrigio, Le Grotte Vaticane, Rome, 1639, p. 142. Winkel- instrumenta publicae securitatis mann, St. délie Arti..., vol. III, p. 408. Middleton, The Remains anno domini mdcxxxii. pont. ix.
n6 MONUMENTS DE ROME.
lui1, et Pasquin exprimait très vraisemblablement l'opinion publique quand il accusait, comme on l'a dit, les Barberini de faire pis que les barbares.
En même temps qu'il dépouillait le Panthéon, Urbain VIII l'affublait de deux campaniles, après avoir fait détruire celui qui existait au centre du portique depuis un temps immémorial ; les travaux commencèrent en 1627 2 ; les sommes versées aux entrepreneurs, maçons, ferronniers, charpentiers et autres, sont assez importantes :
En août 1627, à un tailleur de pierres écus 1 052
A une société de maçons 5 607
A un charpentier 522
A un serrurier 177
A un marchand de bois 135
A divers patrons de barques pour du bois apporté de Livourne 2 433
Le 23 septembre 1628, à trois tailleurs de pierres 432
Solde d'un mémoire de 1 407 écus.
En mai 1629, sur un compte de 1702 écus dus à des maçons 400
A un tailleur de pierres 1 407
A un tailleur de pierres, acompte 900
A un chaufournier 200
A un marchand d'étain 400
A un serrurier 50
Le 19 février 163 1, à un tailleur de pierres pour l'escalier 69
D'autre part, le dépositaire pontifical eut ordre de faire certains versements : le 24 février 1626, 200 écus, puis d'autres versements de même importance 3 .
Ces deux clochetons parurent si disgracieux à peine achevés, qu'on les surnomma : «les Oreilles d'âne 4 ». Pourtant ils n'ont disparu qu'en 1882.
Vers le même temps (1627), on réparait la couverture de plomb, les paiements étant généralement faits par tranches de 200 écus 5.
Les boutiques et les échoppes n'avaient pas tardé à envahir de nouveau la place et le parvis ; on y vendait surtout du poisson et des herbes ; d'interminables procès s'engagèrent entre le chapitre et les étalagistes ; l'un de ces procès, après huit ans, semblait devoir en durer encore autant 6 ! Il y eut même plus tard, au xviir6 siècle, un marchand de viande humaine ! La disparition de deux cuisiniers et d'un portefaix, qui avaient été vus entrant chez un charcutier, mit la police en éveil ; la torture amena des aveux et l'on sut que ce charcutier attirait et tuait dans sa cave ses clients pour en fournir sa cuisine. Il fut condamné à d'atroces supplices 7.
1. Can-cellieri, Mercalo, p. 181. 4. Fraschetti, // Bemini, p. 78.
2. Archiv. di Staio, Roma, Arch. Catnerale, Fabbriche, 1627- 5. Depos. génér. année 1626, fol. 287-288; année 1627, fol. 41. 1632, f 1. 6, n. 6. Ce sont là les propres ternies du bref du pape Alexandre VII
3. Archiv. di Stato, Rome, Dep. gêner., vol. an. 1626, fol, 29. cité plus bas.
54i 56.... 7. // Cracas, juin-juillet 1888, n. n, p. 265.
Il /■ I \ //// "■
coupe du panthéon. Gravure de 1753.
panthéon, le péristyle. Gravure de Rossini
Monuments de Rome.
En l'année 1663, le pape Alexandre VII entreprit de débarrasser le Panthéon de tout ce voisinage incommode ; les maisons adossées au portique furent en partie détruites, les marchands chassés1. Comme l'opération n'alla pas apparemment sans quelque difficulté et que le pape en tira gloire, une médaille fut frappée sur son ordre commémorant l'événement. Elle porte pour légende : « Templi et Porticus Majestate a sordibus
REPURGATA 2. »
Le portique, privé des poutres de bronze qui le soutenaient, courait risque de s'effondrer. Alexandre VII et, après lui, Clément IX et Clément X, firent remplacer ces poutres par des ferrements dont on modifia la forme au cours des travaux, en sorte que la dépense en fut sensiblement accrue 3. Elle s'éleva à 648 écus 4.
Deux colonnes trouvées près de l'église San Luigi de' Francesi; probablement dans les thermes de Néron, furent employées à remplacer deux colonnes du portique qui étaient en mauvais état 5 ; elles portent les armes des Chigi dans leur chapiteau 6.
Vers la fin du siècle, il fut de nouveau entrepris des travaux au Panthéon, mais cette fois le Conseil communal eut à en subir les frais. Le « maître d'hôtel » des conservateurs fut chargé de monter sur la coupole pour en examiner l'état (10 septembre 1681) ; le 20, il y retourna avec le marquis Maccarani; qui s'occupait des travaux publics, et l'architecte du peuple, Contini, et une dépense de 499,64 écus fut décidée 7. Le 12 février 1687, il fut payé à un couvreur 100 écus pour des travaux à la toiture de l'église, et le 2 mars 45 écus à un maçon pour des réparations dans le portique 8. L'année suivante, le pape Innocent XI ayant décidé qu'il ne serait pas donné de prix pour les courses du carnaval; affecta le crédit devenu ainsi sans emploi à faire des réparations à la couverture du dôme 9 et, cette somme n'ayant pas suffi, il renouvela l'année suivante la même mesure 10.
Le 15 octobre 1688, on répara les ferrures qui entouraient l'ouverture centrale ; la dépense fut de 102 écus u ; le 5 mars 1688, il fut payé à l'architecte du Peuple, toujours pour l'entretien de la coupole, 1 633 écus 12, puis à un plombier 1 170 écus et, en 1689, encore 803,25 13.
En l'année 1700, le Conseil communal eut à s'occuper à mainte reprise du Panthéon ; la question était délicate, car, en tant que monument antique, le Panthéon relevait du Peuple romain mais, en tant qu'église, le chapitre avait des droits sur lui. Voici comment l'affaire s'engagea. Dans sa séance du 4 mars 1700, le Conseil chargea son architecte Filippo Tittoni d'aller informer les chanoines que les colonnes de porphyre de l'église
1. Les marbres intérieurs furent repolis, la voûte fut restaurée. 5. Fea, Miscellanea, n. 114, p. CCXLII. Ordre du pape daté du
2. Reproduite par Bonanni, Numismata Pontificum, Rome, 1699, 4 novembre 1662 de restaurer le portique en remplaçant ces deux vol. II, p. 702. Sur l'opération en elle-même, voir C. Fea, Dei colonnes.
Diritti del Principato sugli Antichi Edifizi del Panteon, Rome, 6. Guattani, T. Varte II, p. 99. Alexandre VII était de la
1806, p. 65. Alexandre VII publia à propos de cette opération deux famille Chigi.
brefs, l'un, « Dudum per felicis», du 27 avril 1663, l'autre, « Aliast>, 7. Archiv. Sior. Capit., Cred. VI, vol. 6, fol. 15.
du 8 octobre de la même année. Grand Bullaire, vol. XVII, Tu- 8. Ibid., vol. 7, fol. 105, 74.
rin 1869, p. 159 et 205. Vuir pi. 46 : Médailles. 9. Ibid., vol. 57, n. 24. Chirographe en date du 7 février 1688.
3. Bonanni, Numismata, p. 702. 10. Ibid., vol. 571, n. 29. Chirographe du 12 février 1689.
4. Archiv. di Stalo, Roma, Chirografi, vol. XVII, fol. 42.Chiro- n. Ibid., vol. 7, fol. 128. graphe de Clément X en date du 22 mai 1675, ordonnant au tré- 12. Ibid., vol. 7, fol. 158. sorier pontifical de verser cette somme à l'entrepreneur Zaccaria. 13. Ibid., vol. 7, fol. 122, 162.
nS MONUMENTS DE ROME.
menaçaient de crouler et qu'il y avait lieu de les remettre en état ; ceux-ci s'engagèrent à faire le nécessaire, mais la façon dont ils s'y prirent mit en alarmes les conseillers qui envoyèrent l'architecte dire aux chanoines de ne rien modifier à l'aspect du monument et même, un peu plus tard, ils leur en firent commandement. Les chanoines ne voulurent rien entendre, le Conseil insista; en sorte que l'on fut devant le camerlingue pour qu'il tranchât le différend; le litige durait encore en décembre 1.
L'année suivante, il fallut encore une fois s'occuper de la toiture ; en 1702 également et en 1704 2. Une sorte de partage de possession s'était établi alors entre le chapitre et le Peuple; le Peuple avait la partie haute du monument, et, pour bien s'en assurer la propriété, il fit poser une serrure sur la porte qui y donnait accès 3.
Clément XI ordonna, en 1718, qu'on repolît les marches de l'intérieur du monument : une inscription rappelle le fait 4 ; en 1723, il fit reconstruire le maître-autel 5.
Benoît XIII ayant été informé en 1729 que la « coupole et son œil », ainsi que les colonnes et les piliers de marbre violet, avaient besoin de réparations, autorisa le Conseil à dépenser 120 écus pour les restaurer 6.
Jusqu'au temps de Benoît XIV, l'attique était orné de quatorze niches quadrangulaires qui se voient encore; mais qui furent défigurées en 1747 par l'architecte Paolo Posi lequel imagina, pour leur donner plus de hauteur, d'y ajouter des ornements 7. Entre chaque niche, on voyait auparavant quatre colonnes de porphyre avec des bases et des chapiteaux de marbre jaune ; les entre-colonnements étaient garnis de marbres de toutes provenances que Posi remplaça par un stucage qui existe encore malheureusement. Piranesi a reproduit cette ornementation disparue 8 ; sous les marbres furent retrouvées des lames de bronze.
Une note de service, datée du 12 novembre 1749, montre quelles étaient alors plus généralement les préoccupations de ceux qui avaient la charge d'entretenir le monument 9. Elle porte :
Arracher les herbes sur la coupole et sur le toit de la maison du chapitre ;
Réparer la toiture du portique ;
Réparer le pavement du portique et boucher avec des morceaux de granit les trous des colonnes ;
Rectifier les degrés autour de l'édifice ;
Faire publier une ordonnance interdisant de tirer des coups de fusil contre les colombes qui se posent sur le monument, car on commet ainsi un acte irrespectueux de la dignité du lieu et l'on risque de détériorer les chéneaux et les gouttières ;
Faire fermer les campaniles quand les frères de la confrérie du Saint-Sacrement font leurs dévotions en ce lieu parce qu'ils y pénètrent et même grimpent au-dessus
1. Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. 41, fol. 48 à 60. 5. Forcella, Isc, n. 1159.
2. Ibid., fol. 112, 114, 118, 174. 6. Archiv. Stor. Capit., Cred. VI, vol. 57, n. 390.
3. Ibid., vol. 42, fol. 58. 7. A. Nibby, Roma, vol. II, p. 698.
4. A. Nibby, Roma moierna, vol. I, p. 409. Forcilla, Isc, 8. Tempi Antichi, Rome, 1790, 2e partie, pi. XII. vol. I, p. 304, n. 1158. 9. Archiv. Stor. Capii., Cred. VIII, vol. 15, fol. 60.
PI. 3", rage II8-
Monuments de Rome
LE PANTHÉON. m,
au moyen d'échelles ou autrement afin de prendre des colombes et de voler le plomb de la coupole.
Voulant mettre fin aux conflits qui recommençaient entre le Conseil et le chapitre, le pape attribua au Saint-Siège, le 17 février 1755, la surveillance et le paiement des travaux d'entretien \ et peu après, le 17 février 1757, il mit ce service entre les mains de son majordome 2.
Depuis des temps très lointains, l'ouverture qui était au sommet du dôme servait à machiner, le jour de l'Assomption, l'enlèvement au Ciel de la Vierge ; des nuages et des anges étaient établis sur des machines et, pendant qu'on célébrait l'office, la Vierge disparaissait à travers l'orifice 3.
Cet orifice servait encore le dimanche de la Rose (Lœtare, 4e du Carême) 4 ; au moment où le Souverain Pontife pénétrait dans l'église pour y célébrer une messe solennelle et tant qu'elle durait, on répandait de là sur l'assistance une pluie de pétales de roses qui étaient censés figurer la descente du Saint-Esprit en langues de feu. A l'occasion de cette cérémonie, le pape Benoît XIV rappela que le devoir du Saint-Siège était d'entretenir cette église vénérable et que, afin de mieux réaliser cet objet, il convenait d'en confier le soin à l'administration pontificale 5.
En 1773, il existait deux colonnes de porphyre dans la chapelle près de la porte de la sacristie ; Pie VI les fit transporter à la bibliothèque Vaticane 6.
Au cours de l'année 1798, le Panthéon fut transformé en club ; à tout le moins il devint un lieu de réunions publiques et d'orageuses discussions. La République venait d'être proclamée à Rome, le 15 février, par Berthier venu pour venger l'assassinat de Duphot et pour « démocratiser » les Etats pontificaux. Mais si l'armée avait fait une brillante entrée dans la ville et si, le 24, elle avait défilé en bon ordre devant son général, elle manquait du nécessaire et depuis longtemps sa solde ne lui était plus payée. Les généraux donnaient des fêtes, les fournisseurs des guerres s'enrichissaient ; pour se procurer de l'argent, ils avaient d'abord pressuré les « gouvernants », puis dépouillé les églises et finalement levé des taxes arbitraires et vexatoires; l'armée voyait grossir autour d'elle le mécontentement de la population et ne profitait en rien des mesures qui le provoquaient. C'est pourquoi, le 28 février (1798), la parade finie, les officiers, au lieu de rentrer dans leurs quartiers, se rendirent au Panthéon et, après en avoir fait retirer le Saint-Sacrement, commencèrent à délibérer. En vain, au nom de Masséna, le général Vallette vint les sommer de se dissoudre ; ils répondirent en lui demandant de signer deux décrets mettant fin à « toute déprédation, toute spoliation des propriétés publiques et particulières ». En même temps une proclamation était rédigée, assurant le peuple de Rome que ses tribulations allaient prendre fin et que les officiers en pre-
1. Archiv. Stor. Capit., Cred. VII, vol. 40, fol. 756. ron. Diaiio di Leone X, Paride de Grassi, Ruine, 1884, p. 112.
2. Nibby, Roma modema, vol. I, p. 409. C. Fea, L'Integritd del 5. Cracas, an. 1888, avril-juillet, n. 5, et Lettres apostoliques Panteon, Rome, 1807, p. 7. plaçant l'église S. Maria Rotonda sous la garde particulière du
3. Armellini, Le Chiese di Roma, p. 485. Souverain Pontife. Archiv. Stor. Capit., Cred. VII, vol. 72, n. 41.
4. Mabillon, Mus. Italie, vol. II, p. 148, Ordo XI du chanoine Document imprimé daté du XII Kal. Martii 1756. Benoît ; par conséquent la coutume remonte au xii" siècle envi- 6. A. Nibby, Roma anlica, vol. II, p. 697.
taq MONUMENTS DE ROME.
naiont l'engagement «devant le Dieu éternel en présence et dans le temple de qui ils se trouvaient rassemblés ». Ils décidèrent en outre de cesser leur service au cas où leur solde ne leur serait pas payée dans les vingt-quatre heures.
Le lendemain, les mutins se réunissent de nouveau au Panthéon ; ils envoient deux représentants au général Masséna pour lui signifier qu' « il les avait taxés la veille d'être en insurrection alors qu'ils ne l'étaient pas, mais qu'aujourd'hui ils déclaraient au nom de l'armée entière qu'ils y étaient complètement ». Masséna se retira au camp du Ponte Molle.
Les Romains pensèrent pouvoir profiter de ces divisions et ne comprirent pas que s'ils brusquaient l'événement, ils allaient, en faisant naître un danger commun, réconcilier leurs adversaires. Des moines parcoururent la ville, des émissaires allèrent travailler le quartier du Transtévère, toujours prêt aux insurrections ; on répandit le bruit que les Juifs du Ghetto ne seraient plus soumis au régime sévère qui leur était imposé ; toute la ville fut vers le soir en rumeur. Alors les officiers firent appel à leur général préféré, à Berthier, tandis qu'un nouveau refus d'obéissance était adressé à Masséna, qui partit pour Ancône, déléguant le commandement au général Dallemagne. Toute la nuit, sous la conduite de Berthier revenu au Quirinal, les patrouilles et les détachements parcoururent la ville, dispersant les émeutiers et en fusillant quelques-uns. Le jour suivant, le calme était revenu dans la ville et la discipline rétablie.
Dès lors le Panthéon reprit sa pieuse destination 1.
En 1802, l'archéologue Fea fit entreprendre des fouilles autour du Panthéon ; elles provoquèrent d'âpres réclamations de la part des officiers de la voirie 2, car Fea n'était pas aimé ; d'ailleurs, un homme était tombé dans les excavations ; le résultat de ces fouilles semble, au surplus, avoir été nul. D'autres fouilles furent opérées en 1804 pour déterminer la forme primitive du monument 3. Le pape y prit intérêt et, de retour à Rome après avoir sacré l'empereur, il fit poursuivre les recherches. La dépense en était minime, car la plupart des travaux se faisaient par des forçats, et les matériaux, les briques et le tuf, provenaient du Colisée ; il ne restait à payer que le transport ; quant au travertin, on le prenait à Tivoli où la Chambre apostolique en avait un dépôt.
Pendant le cours du siècle dernier, le dégagement du Panthéon s'est poursuivi ; Pie VII fit détruire les étalages de marchands de poisson qui encombraient le portique ; Pie IX, en 1854, ordonna la démolition d'un assez grand nombre de masures du côté de l'église Santa Maria sopra Minerva ; la ville de Rome, en 1876, démolit partie des habitations des Crescenzi et des Bianchi 4 ; le ministre Baccelli acheva cette œuvre en 1882 moyennant une dépense de près d'un million 5.
1. Monitore di Roma, n. 3, p. 24 et suiv., n. 4, p. 32. G. Cugnoni, 3. Il s'agissait d'une réimpression de l'ouvrage de Desgodets sur Diario Romano di G. A. Sala, 1798-1799, Rome, 1882, p. 57 et les Édifices antiques de Rome, qui n'a pas paru.
suiv. ; vol. III, Rome, 1886, p. 241. C. Maes, Curiosità Romane, 4. Lanciani, Ruins, p. 486. G. Gatti, Archeologia, p. 52.
Rome, 1885, part. I, p. 28. A. Dufourcq, Le Régime jacobin en 5. Sur la décoration intérieure du Panthéun en tant qu'élifice
Italie, la République romaine, Paris, 1900, p. 123. religieux, voirl'article de Mufioz, dans Nuovo Bolletlino di Arch.
2. Arch. di Stato, Archiv. Cam., tit. IV, fasc. 208. Christ., Rome, 1912, p. 25-35.