‹ Les monuments de ToulouseChapitre 18 sur 84 · C. Paul etCAYLA, Tonlonse..., p · texte numérisé non relu

C. Paul etCAYLA, Tonlonse..., p

DuMÈGE, Le cloître de la Dan rade (Mémoires de la Société arche'olog'ique du Midi. t. II, p. 241).

Abbé Degert, Origine de la Vierge noire de la Daurade [Bulletin de

la Société archéologique du Midi, 1908, p. 355); Description des mosai'f/nes de la Daurade, d'après un manuscrit de i633 (même Bulletin, 1906, p. 197).

.1. de Malafosse, Les colonnes galloromaines de la Daurade (Album des monuments du Sud-Ouest, p. io5); L'ancienne église de la Daurade (Études et notes d'archéologie, 1898, p. 69).

Saint-Raymond, Les Peintres toulousains (Bulletin de l'Institut catholique, 1892, pp. i44-i45).

FiG. 87 — Entablement du cloUre de la Daurade (douzième siècle). Salyre armé d'une hache; femme élrang-lant un basilic.

FiG. 88. — La Dalbade dominant son quartier, vue de Saint-Cyprien.

LA DALBADE

La Dalbade était un prieuré de la Daurade. Elle avail déjà reeu, avant le treizième siècle et avant le miracle des croix apparaissant sur les murs blancs, raconté par Pierre de A aucernay, le nom de Sancta Maria Dcalbala. Elle le devait à la modeste blancheur de ses murailles nues qui la distinguait de Sancta Maria Deaurata.

Lorsque les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem se furent établis auprès de l'église, dès leur arrivée à Toulouse, ils émirent des prétentions sur elle et f('Missirent à s'en enq>arei-. INlais les

Clunisiens de la Daurade firent reconnaître leurs droits, et un accord fut conclu en septembre ii58, dans le cloître de Saint- Sernin, où avaient été convoqués comme arbitres Raymond de Lautrec, évéque de Toulouse, et Adhémar, abbé de Figeac. Les Hospitaliers rendirent l'église au prieur de la Daurade et lui cédèrent l'emplacement où fut construit le premier clocher, en échange d'une pièce de terre^ au midi de l'ég-lise, qui devait toutefois être séparée d'elle par une bande de quatre pans. Les dissentiments se réveillèrent plus d'une fois entre les deux voisins.

L'église fut reconstruite et agrandie après l'accord de ii58, et un clocher élevé au-devant de la façade en i23i. L^n incendie, qui partit de l'hôtellerie de la Couronne, près du couvent des Clarisses du Salin, le 27 février i[\[\'2, et détruisit les maisons des rues du Temple et des Couteliers, nécessita une nouvelle reconstruction, au moins partielle, et la nouvelle ég-lise fut consacrée par l'archevêque Bernard de Rousergue, le i^'' novembre i455.

Elle parut bientôt insuffisante. Le recteur Jean Cochard institua, en i5oi, les ouvriers de l'église pour héritiers, et son successeur, Antonin de Sabonnières, résolut de reconstruire son ég-lise, des fondements au faîte. Les travaux se poursuivirent de i5o3 à i535. Laurent Allemand, évêque de Grenoble et abbé de Saint-Sernin, consacra l'église telle que nous la voyons aujourd'hui, le 6 mai i548.

Il est probable toutefois que la reconstruction ne fut que partielle. L'inégalité de larg-eur des chapelles du fond de l'église semble indiquer qu'on utilisa des dispositions antérieures, sans les transformer, et que probablement la nef fut prolongée vers l'ouest. Le clocher au-devant de la façade fut remplacé par le clocher actuel, au nord-est de l'église. Il est évident que la chapelle actuelle du Carmel, autrefois de Sainte-Catherine, ne fut pas touchée, puisqu'on y a retrouvé récemment une fresque datée de 1454, représentant le pèlerinag-e au tombeau de la sainte. Elle a été malheureusement enlevée et on n'en voit que les fragments au Musée Saint-Ravmond. Antoine de Sabonnières conserva la

LA DALBADE. 125

nef, mais la prolongea en reconstruisant la façade, reconstruisit aussi le sanctuaire, voûta son église et éleva le clocher.

L'ég-lise maintient les formes traditionnelles du gothique méridional, ce qui ne serait pas surprenant, même si la reconstruction des premières années du seizième siècle avait été totale, car jusqu'en i53o, on n'a guère élevé en France que des constructions g-othiques, surtout pour les monuments relig-ieux.

C'est une vaste nef de cinq travées avec chapelles construites entre les contreforts de chaque côté. Celles du sud sont surmontées d'une galerie dont les voûtes d'ogives montent jusqu'à la hauteur de la grande voûte. Les ouvriers de la Dalbade voulurent s'isoler des chevaliers rivaux de Saint-Jean en élevant un mur plein jusqu'à la toiture. Il se hérissa même de créneaux.

Deux chapelles plus larges, au-devant du chœur, forment comme les croisillons d'un transept. Cinq chapelles s'ouvrent sur le chœur pentagonal. Elles montent du fond jusqu'à la haute voûte. L'espace resserré en profondeur obligea les deux voisines du maitre-autel à se présenter obliquement. Dans celle du côté de l'épître, dédiée autrefois à sainte Madeleine, et plus tard par les Oratoriens à la sainte Face, une porte donne entrée à une petite sacristie. Sur son linteau, aux angles arrondis, une statuette de la Vierge s'abrite sous un dais. Dans la chapelle du côté de l'évangile, jadis de Saint-Germier, maintenant de Sainte-Barbe, fut enterré, le 2 décembre 1701, Henri deCondrin de Montespan, mort la veille à l'hôtellerie de Navarre.

La voûte est couverte des nervures multipliées des liernes et des tiercerons, en faveur depuis plus d'un demi-siècle et déjà apparues à la croisée de la cathédrale d'Amiens en plein règ-ne de saint Louis.

Comme dans tous les monuments en briques, les profils sont épais et la sculpture est rare. Des clefs de voûte qui s'effritaient, il ne reste fjue celle qui est au-dessus de la croisée devant le ciiœur. File montre, dans un quatrilolje, un homme de métier, à genoux, jivcc une bourse à la ceinture, soulevant son bonnet

d'une main, et tenant de Tautre un bâton surmonlé d'un épervier, témoignage sans doule de la g-énérosité d^un donateur du

quartier qui vendait peut-être des eng-ins de chasse.

La nef n'est éclairée ([ue par les fenêtres hautes et celles des chapelles du côté du nord, étroites d'ailleurs les unes et les autres, puis par celles de l'abside et ])ar la grande i-ose ouverte sur le mur de façade. Aucune ouverture n'est percée sur les murs des chapelles du côté de l'hôtel des Chevaliers de Saint- Jean.

L'église présente 48™ 5o de longueur, 1 9 mètres de largeur et 2 3™8o de hauteur.

C'est le portail surtout f[ui donne au monument sa valeui' artistique. Michel (^olin donna, en 1 537, le P^^'^ de cette entrée séduisante qui déploie les fines délicatesses de la Renaissance au-dessous des flexuosités flamboyantes du dernier âge gothique s'épanouissant sur la rose. La pierre ciselée, apportant un art nouveau dont l'invasion fut prompte à Toulouse et se g-énéralisa aussitôt,

Fi(i. 89. — l^'arade de la Ualbade.

La dalbadë.

l'iG. (jo. — l^t; porliiil (ifi^^). Miclid (ioliii, aicliileclc; Tailliand, sculpteur.

s'épanouit comme un tableau sur la muraille de briques encadrée par les contreforts à ressauts et couronnée par les faux mâchicoulis et les créneaux purement décoratifs en avant du pignon aux trois tourelles en poivrière.

Le portail se compose d'une double porte ouverte sous une frise et une corniche saillante. Les élégantes ramures et les figurines se jouant sur les colonnettes, les chapiteaux, les bandeaux et les dais des niches semblent continuer^ à travers les imitations italiennes, les fantaisies des derniers g-othiques. Cette ornementation, comme celle de la porte de Saint-Sernin ou de la tourelle d'escalier de l'hôtel Maynier, ne présente pas à Toulouse un caractère particulier et ne diffère pas de celle qui se répandait sur les bords de la Loire. C'est plus tard que la Renaissance toulousaine devait prendre une physionomie plus spéciale.

Le nom de Michel Colin, « architecteur )^, se retrouve dans plusieurs baux de construction de cette époque. Mais les sculptures furent ciselées par un artiste qui a tracé ses initiales T. M. sur un petit cartouche de la frise, avec la date de i537 sur un cartouche du côté opposé. Ces initiales sont celles de Mérigon Tailhand, dit Manceau, le tailleur d'images habitant de Tholose, signalé aussi par d'autres travaux : un oratoire à Grenade en i54i, dans le quartier même de la Dalbade un crucifiement avec nombreux personnages pour l'île de Tounis et des ornementations à l'hôtel Maynier; une croix en pierre encore, avec plusieurs statues à la place de la Sérène, en i5o8.

En i54o, on demanda à Michel Colin de compléter son œuvre par le grand arc cintré qui la surmonte et l'alourdirait avec son cordon de feuillages trop massifs qui ne s'harmonisent plus avec les fines délicatesses du portail, sans les niches, avec statues qui l'accostent accentuant les lignes ascensionnelles et faisant pyi*amider l'ensemble par une niche centrale dont le fronton s'applique sur le tore encadrant la rose.

L'inscription sur l'architrave : Chrétien si mon amour en ton cœur est gravé ne dijjere en passant de me dire un ave, n'a été

LA dalbadë.

g-rayée que plus tard, lors du mouvement de ferveur catholique qui suivit, dans la première moitié du dix-septième siècle, les luttes religieuses de la Réforme. Les caractères épais n'oiit^plus la finesse de ceux de la tourelle de l'hôtel May nier. C'est la traduction du distique tracé sur V Annonciation de Fra Angelico, au couvent de Saint-Marc : ... Pretereiinclo cave ne sileatur ave.

Un bas-relief en terre cuite émaillée , s'inspirant aussi , par un rapprochement inattenduj d' Angelico de Fiesole, et représentant le couronnement de la Vierge, a été exécuté et donné en 1878 par M. Virebent, pour le tympan demeuré vide.

L'étage inférieur du clocher, aux murs puissants de 2'"4o d'épaisseur, était construit dès i5o2. Il tient la place de la première chapelle de l'abside, et il est couvert aussi d'une voûte à liernes et à tiercerons. Il servit de sacristie dès rorigine. Une salle au-dessus était réservée, au dix-septième siècle, « pour

faire dessécher le prédicateur ». En 1668, elle donna asile à une école où un prêtre enseig'nait aux enfants de la paroisse les lettres et le latin même, aux frais d'un g-énéreux donateur. Le clocher carré constitue, en effet, à lui seul, un vaste et robusic monument.

FiG. 91. — Le clocher, et, en avant, le mur des Hospitaliers de Saint-Jean,

Il fut terminé en i^îji). La ilèclie fut dressée par le maçon Etienne Giijnot, d'après les dessins de Nicolas Bachelier. Elle fut abattue en 1792, mais une nouvelle flèche à huit pans, d'un élan superbe

dans sa fine acuité, fut haussée vers le ciel, en 1882, par le zèle et la g-énérosité du curé de Laportalière et le talent de l'arcliitecte Bach , qui a su habilement ressaisir dans diverses constructions le sentiment de l'art du Moyen âge. La flèche porte la croix terminale à 81 mètres du sol.

Elle est accompagnée de quatre pyramidions qui se dressent sur les tourelles d'ang-le du clocher, carrées à la base, rondes aux quatre étag-es supérieurs. Elles allègent, grâce à un faible retrait à chaque étage, la lourdeur de la masse carrée. Une tourelle d'escalier monte à l'angle sudest. Des bandeaux de pierre ornés de roses et de têtes du Christ et des apôtres, qui mériteraient d'être mieux en vue, circulent entre les étages autour du clocher et de ses tourelles d'angle.

Bientôt après la construction de l'église, ou pendant même qu'on la construisait, deux témoig-nages de la piété attendrie

()•->.. — Vision (le saint (irég'oire, chapelle de l'Agonie.

LA DALBADE

envers la passion du Christ, qui se multiplièrent dès les dernières années du quinzième siècle et les premières du siècle suivant, j lurent placés. L'un dans la première chapelle du nord, la chapelle de l'Agonie, bas-relief de marbre représentant la vision de saint Grégoire dans sa chapelle du Mont-Célius, (pi'on désigne sous le nom de Messe de saint Grégoire. Le Christ sort à demi du tombeau, non triomphant de la mort encore, mais dans une profonde attitude de douleur, adossé à la Croix, à laquelle sont appendus les instruments de la passion.

La Vierge et saint Jean sont debout à côté de lui et deux donateurs figurent, en petite taille, à genoux devant le tombeau, leurs patrons posant la main sur leur tête; saint Louis portant la couronne d'épines sur celle du mari, saint Jean tenant l'image de l'agneau de Dieu sur celle de la femme. Entre eux, une marque de marchand surmontée d'une Fig. 98.

r'r-niv ^^ Chi'ist attendant la mort.

CI OIX •

L'autre, dans la chapelle suivante, est un Christ assis attendant la mort sur le Calvaire. Dépouillé de ses vêtements, couronné d'épines, les pieds et les mains liés, abîmé dans la phis poignante douleur morale unie à l'extrême souffrance de son corps humanisé, il se prépare à la morl que lui destinent les bourreaux perçant les Irons de sa croix.

L'église, reconstruite^ fut desservie, pendant quelques années, par des prêtres réunis sous le nom de Prêtres de hi douzaine. Ils t(Mitèreiit vainement de l'ériger en collégiale. Mais des désordres s'introduisirent j[)armi eux, et h^s paroissiens songèreni à coiilicr

l32 LES MONUMENTS DE TOULOUSE.

leur église aux prêtres de l'Oratoire, récemment fondés par le cardinal de Bérnlle, mais déjà très recherchés. Le P. Métezeau prêcha le carême à Saint-Etienne en 1618, et le i4 septembre une assemblée des ouvriers, à laquelle s'unirent des membres du Parlement, appela les nouveaux religieux, qui entrèrent l'année suivante sous la direction du P. Bourgoing-.

Ils exerçaient le ministère, n'étaient pas liés par des vœux, mais vivaient en communauté. Ils achetèrent en 1622 la maison de l'avocat Goderc, presque en face de l'ég-lise, élég-ant hôtel qu'avait construit, vers 1600, le conseiller au Parlement de Massas, aujourd'hui n" 29.

Une bulle d'Urbain VIII^ du 3 août 1624, attribua définitivement l'ég'lise de la Dalbade aux Oratoriens, mais le prieur de la Daurade conserva le droit de nommer le curé pris parmi eux.

L'église ne reçut d'autre adjonction qu'un rétable à la romaine, avec colonnes de marbre, dressé par Rossât, de 1 743 à 1749- Le même sculpteur tailla aussi quatre bas-reliefs en bois doré représentant des traits de la vie de la Vierg-e, placés sur les piles aux côtés de l'autel. Les colonnes furent enlevées à la Révolution, mais redemandées à l'empereur lors de son passage à Toulouse en 1808. L'architecte Virebent les replaça et les surmonta par les maigres arcatures sur lesquelles de petits ang-es ont l'air d'exécuter des cabrioles sur un trapèze. Ils sont du sculpteur Beurné; quelques chérubins, d'Ajon; les statues de saint Pierre et de saint Paul, de Pierre de Vigan,

Les archéologues sont unanimes, aujourd'hui, à demander le respect et le maintien des ornementations et compléments ajoutés par les générations successives, témoig-nages de leurs sentiments et de l'art de leur époque, qui ne doivent plus être sacrihés sous prétexte d'unité de style. Mais le baldaquin de la Dalbade mérite-t-il tant d'ég-ards? Il n'est plus ce qu'était à son origine le rétable sans doute très décoratif, si l'on en juge par celui de saint Nicolas, du aussi à Rossât. Il est d'un très pauvre g"OÛt ; il brise l'élancement des piles, des arcades et des hautes chapelles

LA DALBADE

de Fabside ; il obstrue la verrière centrale et arrête péniblement le regard, qui cherche en vain, à travers ses contours prétentieux, les lig-nes ascensionnelles et la lumière absente. L'église paraîtrait beaucoup plus longue si on le supprimait.

Les Oratoriens durent quitter la Dalbade en 1790, et la France bientôt après. L'ég-lise fut dépouillée de tout son mobilier. Au rétablissement du culte, elle re(;ut l'élég-ante chaire de la chapelle des Carmélites, datant du dix-septième siècle, qui fut alourdie par l'agrandissement de l'abat-voix et par les deux anges en cariatides qui le supportent contre les pilastres cannelés ; mais la chaire elle-même et la rampe pleine de l'escalier sont des morceaux exquis.

Lorsque la chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean, à l'ang-le de la rue de ce nom, eut été démolie, en 1889, les restes des chevaliers, disséminés au milieu des ruines, furent recueillis trois ans après dans la chapelle qui conserve leur souvenir par une épitaphe que composa M. de Gastellane et par le vitrail représentant le grand-maître Gérard du Puy, que peig-nit M. de Nozan.

En 1842 aussi quelques artistes et amateurs, la plupart élèves de Willemsens, peig-nirent les (juatorze tableaux du chemin de croix. La tribune supportant le grand orgue qui venait d'être restauré et les boiseries ouvrag'ées du porche furent dressées en 1846, d'après les plans de l'architecte Donnai. Elles remplacèrent l'ancien tambour dressé en i6G3 par Antoine et Pierre Gendre, père et fds.

Les statues du portail, que la Révolution avait arrachées de leurs niches, furent remplacées en i8()o par de nouvelles statues dues aux sculpteurs Azibert et Ponsin-Andarahy.

Les vitraux colorés reparurent, ceux de la grande rose en i84'^, ceux de l'abside et de deux chapelles en 1876, enfin un parquet fut posé sur bitume et un calorifère établi en 1877.

La chapelle de Sainte-Gatherine était devenue celle du Scapulaire depuis qu'elle avait été choisie pour le sièg-e de l'archiconfrérie du Scapulaire, après la démolition de la grande église des

Carmes. Un bas-relief en marbre blanc, représentant la Vierge remettant le scapnlaire à saint Simon Stock, a été sculpté par Maurette, qui s'est inspiré de la grâce élégante comme du sentiment religieux des maîtres florentins.

L'église conserve plusieurs tableaux remarquables : La Nativité de la Vierge, de Despax, dont les fig-ures manquent de distinction, mais dont la couleur harmonieuse, habilement dég-radée dans les fonds, est plus intense que dans plusieurs de ses œuvres ; La Vision de saint Bruno, ou plutôt, selon l'hypothèse de M. l'abbé Auriol, le vœu des Chartreux au Sacré-Cœur, par Cammas, venue des Chartreux, d'une exécution facile, dans une blonde lumière et une ordonnance décorative ; Saint Germier en pr^ière, ^par Roques, dont les draperies d'un beau jet sont admirablement traitées ; La Vierge remettant le Scapnlaire à saint Simon Stock, par le même ; Saint Augustin^ de Willemsens, et mie assez bonne copie de La Nativité, de Murillo, qui est au Louvre.

L'église est surtout remarquable par l'ampleur et l'harmonie de ses proportions. Elle donne un des meilleurs modèles des vastes églises à nef unique où la famille chrétienne se voit réunie tout entière, aux grands jours de fête, sans séparation et sans obstacle, autour de l'autel, comme autour du foyer.

Catkl, p. 264.

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