SAINT-NICOLAS
pauvre. L'architecle, M. Rocher, les a remplacées par une tonalité générale douce et ambrée qui répand dans Téglise une chaude lumière. Le bleu cendré semé d'étoiles de la voûte lui rend sa sveltesse et semble la rehausser. Entre les assises figurées dans le bas des murs et les fleurons légers du sommet se succèdent six grandes compositions de Bernard Bénazet, empreintes du caractère grave et recueilli, du sens des nobles lignes et des convenances monumentales comme du sen liment religieux qui furent les marques de son talent. Elles représentent les scènes principales de la vie du patron de l'église. Celle qui montre le saint affirmant la divinité du Christ au concile de Nicée est d'une belle couleur dans sa lumière argentine. La dernière, près de l'entrée, représentant la translation de ses reliques de Myre à Bari, laisse apparaître l'effort de l'artiste pour se rapprocher d'une expression plus mouvementée de la vie, et aussi sa lassitude. Epuisé par la fatigue et par une souffrance prolongée, il ne put la terminer. M. Jean-Paul Laurens, qui fut son camarade à l'Ecole des Arts et demeura son ami, tint à cœur, pendant un de ses rapides séjours à Toulouse, de donner la touche finale à quelques figures.
Les fenêtres furent garnies de grisailles avec un grand médaillon au milieu animé des figures du palron de l'église et de la Vierge, dues à M. Chalons.
Le clocher conserve la plus ancienne cloche de Toulouse venue de la chapelle du collège Saint-Bernard, où elle avait été suspendue par l'abbé de Cadouin lorsqu'il y abrita ;, enfermé -dans un beau reliquaire d'argent, le saint suaire d'abord déposé dans l'église du Taur. Elle avait été bénite par lui, en 1397, ainsi que rindi(pient l'inscription en caractères gothiques, le blason de l'abbé et le sceau de l'abbaye : En Van mil CCCXCVII D. abat de (Uidiin Bernai de Merenœ Joanna Danio sa mollie me l)all .
On lit îiiissi sur le cerveau : Sudariimi (difis/i se/'vef nos a fiuiei-e Irisli. iîcrli'imd du Aloiilin étail abbé de Cadouin en i.'hjy. 11 éhiil \('iui ii Toulouse [)oiir \ d(''|)()sn- le sain! suair-e et le
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mettre à l'abri des prises des Ang-lais. Son blason, ccarlelc d'une tour et d'une cloclie, ligure encore au-dessus de la porte d'entrée, dans l'église, sur un cartouche provenant aussi du collèg-c Saint- Bernard.
Une autre cloche de Saint-Nicolas est datée de 1637 ^^ ^^^^ pour parrain et marraine M. de Papus, conseiller du roi et M'"'^ de Gomynihan.
BERTRANDi,G^(?5/fl tolosaiioriim, p. 61 .
Catel, pp. 14^5 265, 928.
Bartiiès , Heures perdues, annC'o 1755 (Mss. à la BlbUothcqiie de Toulouse).
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E. DE BiviÈREs, Les cloches de l'église
de Saint-Nicolas (Bulletin de la
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Eglise Saint-Nicolas et le faubourg
Saint-Cyprien, par un prêtre de
la paroisse, Toulouse, 1890.
FiG. ii4- — Motif d'ornementation romane; cloître de la Daurade.