‹ Les monuments de ToulouseChapitre 38 sur 84 · C. Paul et Cayla, Toulouse monumentale, p. i · texte numérisé non relu

C. Paul et Cayla, Toulouse monumentale, p. i

EsouiÉ, Le Réfectoire des Augustins (Mémoires de l'Acad. des sciences, de Toulouse, 1880, p. 253).

E. RoscHACH, Notice sur le couvent des Augustins (Gataloo'ue des antiquités du Musée de Toulouse, i865, pp. IX, xx). — Les Augustins de Toulouse (Album des Monuments du Sud-Ouest, t. I, p. 10, 1873).

ORATOIRES Eï CHAPELLES

L'LNOUISITION

Pierre Seïla donna à saint Dominique, dont il fut un des premiers compag-nons, la maison qu'il possédait sous les murailles du rempart^ près de la porte Narbonnaise. Saint Dominique institua dans cette modeste demeure, en 12 iG, l'ordre appelé bientôt des Frères Prêcheurs par le pape Honorius III. Les six premiers religieux j demeurèrent avec lui jusqu'au jour où l'évêque Foulque leur donna la chapelle Saint-Romain, à l'angle de la rue Saint-Rome et de la petite rue Saint-Rome.

La maison ne cessa pas de leur appartenir et devint le siège du tribunal de l'Inquisition. Mais, en 1764, les derniers religieux pourvus encore de la charg-e d'inquisiteurs l'abandonnèrent. Elle fut vendue le 9 novembre 1776, revendue en 1821 et alors confiée aux missionnaires de France.

Les Jésuites revinrent s'établir à Toulouse en i83o et occupèrent d'abord le premier couvent dominicain. Quand ils l'eurent quitté, trente ans plus tard, pour leur nouvelle maison de la rue des Fleurs, les religieuses Réparatrices les remplacèrent. Xul de ceux qui sont venus apporter dans le sanctuaire l'ccueilli leurs supplications, leurs angoisses ou hMu- repentli' n'a |)u oublier l'impression dr paix (|ul se dégageait du cIkimu' des moniales l'cvétues de lis cl d'azur du (Vont jus(|irau.\ pieds el doni la prière ne s'interrompait pas [dus ([in^ celle du ciel.

2l4 LES MONUMENTS DE TOULOUSE.

C'est aujourcriiui la chapelle de la nouvelle demeure de l'archevêque de Toulouse depuis qu'il a du quitter l'hôlel que lui avait donné Napoléon après le Concordat, à la rue Croix-Barag-non.

La chapelle, simple salle en carré long-, fut reconstruite en 1648. Les murs et les caissons du plafond s'ornèrent de peintures représentant les principaux traits de la vie de saint Dominique exécutées par le peintre dominicain Moncornet. Les peintures des murailles ont disparu depuis longtemps, mais celles des caissons sont conservées^, dissimulées sous un plafond à couleurs claires posé par les Dames Réparatrices.

Un fragment de mur romain émergeait récemment encore du plancher d'une des cellules. On l'appelait le banc de saint Dominique.

La porte montre toujours son cintre surmonté d'un fronton. Elle a été construite par Laurent Clarj en octobre i55t, mais les statues du Christ en croix avec celles de la Vierge et de saint Jean à ses côtés, et celles de saint Dominique et de saint Pierre de Vérone, qui se dressaient au-dessus, ont été enlevées. Les armes de l'ordre et les armes de France sur le linteau sont martelées^ ainsi que la colombe portant le rameau d'olivier qui fig-urait sur la clef de l'arceau et que les caractères encore gothiques sur lesquels on lit péniblement tua jura.

La Vierge dans une niche, à côté de la porte, était placée absolument vis-à-vis, sur le montant d'une porte gothique en briques surmontée de mâchicoulis et de créneaux, l'une de celles du Parlement. Cette porte fut abattue en 1860.

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