JARDIN BOTANIQUE
Le Jardin des Plantes est une dépendance naturelle des deux Facultés des sciences et de médecine.
La Société des sciences de Toulouse avait établi un jardin botanique, le premier que l'on vit dans la ville, dès la seconde année de sa fondation, en 1780, sur un terrain que lui donnèrent les capitouls à côté de la rue Saint-Bernard, près de la porte Matabiau et g-râce aux libéralités du comte de (laraman. Des le(;ons j étaient données aux étudiants en médecine et les pauvres venaient y prendre des simples |)oui' remèdes. Lorsque la Société eut été érigée en Académie, en 17/10, elle abandonna ce terrain de qualité médiocre et ac(|iiil, à la rne di- la Sc'iiécliaussée, qui prit bientôt le nom de rue des Meurs, rii(')lel cl les jardins de l'ancien Séné-
clial, où elle établit son jardin botanique. Les plantes du jardin de la porte Matabiau y furent transportées en 1756.
Mais ce jardin, trop petit, emprisonné entre des murs, ne pouvait suffire aux nombreuses plantes indigènes et exotiques qui s'y entassaient. D'ailleurs, la Convention déclara, en 1794? propriétés nationales les biens des Académies et mit en vente l'hôtel et les jardins. Le jardinier de l'Académie, Perrière, passionné de nouveautés botaniques, esprit curieux et vig-ilant, obtint que les plantes ne pourraient être enlevées qu'au moment favorable pour la transplantation.
Picot de Lapeyrouse, qui s'était démis d'une charge d'avocat g-énéral au Parlement de Toulouse pour se consacrer à l'étude des sciences naturelles et avait été chargé avec Dubernard de l'enseig-nement de la botanique, obtint peu à peu une série de décrets de l'administration départementale, qui lui attribua, pour un nouveau jardin, une partie de l'ancien enclos des Carmes déchaussés. Il y installa, en 1808, le nouveau jardin qui n'a cessé de prendre un développement mélhodique et riche dans l'encadrement d'une promenade ag-reste, chère entre toutes aux Toulousains.
LES LYCEES
Le Lycée de garçons est établi dans l'hôtel de Bernuy, où il a remplacé l'ancien collèg-e des Jésuites, et dans une partie de l'enclos des Frères-Prêcheurs ; le Petit-LyCée dans le bâtiment construit par ces religieux pendant le dix-huitième siècle, audevant de leur g-rande église. Les aménagements nouveaux ont été introduits avec une parfaite entente de l'hyg-iène. Les deux établissenxents occupent un espace de trois hectares, avec une population scolaire de plus de quinze cents élèves.
Les Jésuites construisirent un noviciat sur la place de la chapelle Redonde, aujourd'hui de la Daurade, bâtiment de briques à deux ailes, avec ornementations de pierre de taille sur la porte.
LES LYCEES.
Après leur suppression, en 1762, il devint le Séminaire de la Mission, fut plus tard une caserne et loge maintenant divers services municipaux. L'ancienne porte Renaissance d'un hôtel situé vis-à-vis l'hôtel Maynier a été dernièrement dressée dans la cour.
Le Lycée déjeunes filles occupe depuis 1887, sur la place Saint- Sernin , un vaste espace, où il a remplacé l'ancienne maison d'éducation Mazens à la rue Gatien-Arnoult^ puis le couvent des Bénédictines qui, depuis un demi-siècle, avaient ennobli par la prière et l'éducation chrétienne la maison , moins innocente , construite par Jean du Barry, en face du logis abbatial.
C'était une étrange demeure que celle de l'aventurier qui avait surtout entassé dans le jardin des collines et des cascades, des montagnes de car-
ton et des rochers de toile, des meuniers et des bergères en terre cuite,
FiG. 178. — Le petit sceau de l'Université.
avec leurs ânes et leurs moutons de même, des chaumières et des ruines,
mais aussi, dans les salons, des peintures et des œuvres d'art qui furent confisquées par la ville après son exécution sur la place du Capitole, mais rendues plus tard à ses héritiers. Il ne reste de ces splendeurs sing-ulières qu'une peinture anacréontique sur le plafond du salon aux ornementations Louis XVI, et, sur la façade, des guirlandes de fleurs et des cornes d'abondance symboliques sur l'imposte des fenêtres. Mais Jean du Barry avait amené de Paris architectes, ouvriers et artistes, et l'hôtel ne présente pas le caractère de ses contemporains dans la ville.
UNIVEHSITE
Catel, pp. 220, 280 et sqq.
A. MoLiNiER, L'Cniversité de Toulouse aux qualorziènie et quinzième siècles (Hist. de Lang-uedoc, VII, 570).
Saint-Charles, Collège de Foix ou de Saint- Jérôme (Mémoires de l'Acad. des sciences, i885, p. 255 et mss. divers réunis dans un volume à la Bibliothèque de la ville).
J. DE Lahondès, Le collège de Panipelune (Bulletin de la Société archéolog-ique, 1909, p. 487).
A. Deloume, Aperçu historic/ue sur la Faculté de droit et l'Université de Toulouse, 1900.
Hauriou, Jeannel, Sabatier, Dumas et autres, Aotices sur les Facultés et divers établissements (Documents sur Toulouse et sa région, Toulouse, 1910).
OBSERVATOIRE
CossERAT , L'Observatoire (Documents sur Toulouse, p. 2/10).
Marchand, L'Observatoire du pic du Midi (Id., p. 245).
jardin botanique
Prunet , Le Jardin des Plantes (Documents sur Toulouse, 1910, p. 25o).
FiG. 179. — Peiature dans la nef des Jacobins.