Fr. von Bissing, Denkmâler àgyptischer Sculptur, pi
pierre sur lequel sont sculptées les offrandes. Dans le dessin de celle s-ci, aucun changement, sinon de détail; les groupes d'oies, les épis, les cailles, les fleurs de lotus sont disposés de la même manière. Chez les porteurs de Tanis, au contraire, le bloc es tlaissé plus massif, les offrandes, plus simples, sont rendues, \e dirais plus grossièrement i. Encore une fois, si l'on veut absolument insérer le groupe de Tanis entre la statue de Thoutmès III et celle de Sheshonk, il faudra expliquer la transformation radicale du type. On notera aussi que Thoutmès III et Sheshonk ont le pilier dorsal qui manque aux « tanites ».
Mais pourquoi a-t-on doublé la représentation du roi? J'avoue ne pas le savoir d'une manière certaine et je me contenterai de remarquer que l'ancien empire nous a donné plusieurs monuments où l'on voit le même personnage deux fois représenté « côte à côte ». Je citerai, par exemple, le groupe de la reine Mertitefs au musée de Leiden ^. J'aurai l'occasion de signaler, dans une autre étude, plusieurs cas de ce dédoublement de statues, dont un est connu encore au moyen empire ^.
Examinons à présent le buste du Fayoum (fig. 3). On reconnaît, au premier abord, la même coiffure ; mais, en y regardant de près, on voit qu'elle a subi des modifications assez importantes : les grosses mèches tordues qui se superposaient rudement se sont effilées à la partie inférieure et se disposent régulièrement, à peu près telles qu'on les trouve dans les coiffures de femmes
Fig. 17. — MusÉK DU Louvre.
Torse de la statue de Nésa.
1. Les poissons ofierts sont des ^ Mugil. Voir Fr. von Bissing, Die Mastaba des
Gemni-kai, t. I, p. 40.