‹ Les monuments dits HycsosChapitre 7 sur 8 · Voir mon Recueil de Monuments, i'® série, pi. iv · texte numérisé non relu

Voir mon Recueil de Monuments, i'® série, pi. iv

3. G. Legrain, Statues et statuettes de rois et de particuliers (Catalogue général du musée de Caire)» t. I, pi. XIII, n» 42.022.

de l'ancien empire. ^ Le Nésa du Louvre ^ peut donner une idée claire du résultat final de l'évolution de la coiffure dont le torse de Fayoum serait l'étape intermédiaire (fig. 17). Or cette forme moyenne de la chevelure se

retrouve également sur une statue découverte à Hiéraconpolis et que l'on s'accorde à dater de la période archaïque^ (fig. ig) . La barbe est aussi transformée elle ne s'étale plus aussi largement sur la poitrine : elle à été brisée, mais les traces de la cassure montrent qu'elle tendait véritablement à prendre une forme qui se rapproche de la soidisant barbe postiche de l'Egypte classique. Le roi, car les restes de l'uraeus ne permettent pas de douter qu'il s'agissait d'un roi, était vêtu d'une peau de panthère attachée, semble-t-il, par des liens, dont l'un se termine par une sorte de petite palette semi-circulaire. F. von Bissing a remarqué déjà la grande analogie qui existe non seulement à cause de la coiffure, mais aussi de la toilette (peau de panthère avec bretelles à extrémité alourdie), entre le roi du Fayoum et la petite figure qui précède le roi sur la fameuse palette de Nar- Mer découverte à Hiéraconpolis ^ (fig. 20).

Une statue archaïque du musée de Leiden '" montre aussi un haut personnage

1. Voir F. VON BissiNG, Sur uve Statue de la ccllection Barracco, dans le Recueil de travaux, t. XVII, 1895, p. log, etl'ArcheBologisches Jahrbuch, 1896. pp. 287-288.

2. F. VON BissiNG, Denkmàler âgyptischer Sculptur, pi. 5. — Voir aussi mes Débuts de l'Art en Egypte, fig. 1 81-183.

3. Les Débuts de l'Art en Egypte, fig. 178. — 4. Ibid., fig.i68. 5. Voir mon Recueil de Monuments égyptiens, 1^^ série, pi. m.

Fig. 19. Musée du Caire.

Statue de Libyen découverte a Hiéraconpolis. (D'après Quibell.)

Fig. i8. — Londres. British Muséum. Statue de Sheshonk. (D'après Bissing-Bruckmann. Denkmàler àgypiischer Sculptur, pi. 58.)

Fig. 20.

Vêtu d'une peau de panthère soutenue par des espèces d'épaulettes du même type que celles que nous venons de relever sur la palette de Nar-Mer et le buste de Fayoum (fig. 21).

Reste à examiner les sphinx, afin de voir si l'on peut y trouver quelques détails qui les rapprochent de monuments archaïques. Rappelons-nous ce que F. von Bissing disait en les comparant aux figurines de lions trouvées dans les tombes des rois de la I^e dynastie. La perfection du travail des corps de lions ne dépasse nullement ce que nous connaissons maintenant par les fouilles d'Abydos. Que l'on songe également aux merveilleux pieds de meubles en ivoire, « œuvres de maîtres )^ révélant « une technique achevée dans ses détails ^ ».

Tous ceux qui ont analysé les sphinx de Tanis ont insisté sur le caractère anormal de cette crinière de lion « qui encadre le visage et qui habille les épaules et la nuque » (Maspero), ce qui met ces sphinx en dehors de la nombreuse série des sphinx classiques.

Veut-on les comparer avec deux figures de lions appartenant à l'époque

archaïque ? Cela nous aidera à comprendre cette disposition particulière de la crinière. Le premier de ces lions a été trouvé, par Quibell, à Hiéraconpolis, dans la cachette où il gisait pêle-mêle avec les statues du roi Khasekhemoui de la 11^ dynastie et les restes de la statue en cuivre du roi Pepi de la VP 2 (fig. 22-24).

Il ne paraît donc pas douteux qu'il appartienne à l'ancien empire, sinon à la période archaïque. Cette dernière date trouve une confirmation singulièrement précieuse dans la comparaison du lion de Hiéraconpolis avec les figures de lions qui décorent deux tables d'offrandes du musée du Caire (fig. 25). Mariette

les découvrit dans un tombeau sou- I. Fig. 21. — Musée DE Leiden. ■ -, r- 1 j-i -j'

T^ , terram de Saqqarah, qu il conside-

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