‹ Les moralistes latinsChapitre 10 sur 253 · AMITIÉ (ÉPREUVE DE L · texte numérisé non relu

AMITIÉ (ÉPREUVE DE L

Comme le feu éprouve l'or, l'adversité éprouve l'amitié ; tant que la fortune nous favorise et nous montre

un visage serein, tout sourit à une destinée jusqu'alors à l'abri de toute atteinte. La foudre vient-elle à gronder, tout fuit, et personne ne connaît plus celui qu'entourait naguère un essaim d'adulateurs. Ces vérités que j'avais observées dans l'histoire du passé, une triste expérience m'en fait connaître la réalité : de tant d'amis, à peine êtes-vous deux ou trois qui me restiez fidèles ; les autres étaient les amis de la fortune, et non les miens. Mais plus votre nombre est restreint, plus j'appelle votre zèle au secours de ma disgrâce. Offrez à mon naufrage un port de refuge. (Ovide, Tristes, i, 5)

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