‹ Les moralistes latinsChapitre 11 sur 253 · AMITIÉ FRATERNELLE · texte numérisé non relu

AMITIÉ FRATERNELLE

Après la piété filiale vient immédiatement l'amitié fraternelle ; car, si l'on a raison de considérer comme le premier motif d'attachement d'avoir reçu de nombreux et immenses bienfaits, l'on doit regarder comme le second de les avoir reçus ensemble. Quelle source de souvenirs délicieux que de pouvoir se dire : « J'ai eu, avant de naître, le même sein pour séjour; j'ai passé dans le même berceau le temps de mon enfance; les mêmes parents m'ont entendu leur donner les noms de père et de mère ; leur vigilant amour a formé pour moi les mêmes vœux ; je tiens des mêmes aïeux une égale illustration, s Une épouse est chère, des enfants sont bien-aimés, des amis sont précieux, des alliés sont agréables ; mais ces affections, nées plus tard dans notre cœur, n'y doivent pas usurper la place de la première. (Valère Maxime, v, 5)

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