‹ Les moralistes latinsChapitre 24 sur 253 · ATTACHEMENT D'UNE FEMME (ÉPREUVE DE L · texte numérisé non relu

ATTACHEMENT D'UNE FEMME (ÉPREUVE DE L

Il est facile à une femme d'être vertueuse, quand elle manque de raisons pour ne l'être pas, quand rien dans son époux ne s'oppose à l'accomplissement de ses devoirs. Mais, lorsqu'un dieu fait gronder son tonnerre, ne pas se dérober à l'orage, c'est là le comble de la tendresse, de l'amour conjugal. Elle est rare, la vertu qui ne se règle pas sur la fortune, qui reste ferme et constante quand celle-ci disparaît ! S'il en est une ce pendant qui n'ambitionne d'autre récompense qu'ellemême, et qui jamais ne s'incline devant l'adversité, on voit, en en calculant la durée, qu'elle fait l'entretien de tous les siècles et l'admiration de tous les pays, de tous les peuples du monde. (Ovide, Tristes, v, 14)

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