CÉLIBAT
Les censeurs Camille etPosthumius ordonnèrent que les citoyens qui avaient vieilli dans le célibat seraient punis dune amende à verser dans le trésor public, et qu'ils encourraient une seconde peine, s'ils murmuraient contre un règlement si juste. C'était leur dire : « La nature, en vous donnant l'être, vous a fait une loi de le transmettre à d'autres ; vos parents, en prenant soin de votre enfance, vous ont imposé une obligation que l'honneur vous commandait de remplir, celle d'élever une postérité. La fortune même vous a laissé le temps d'acquitter cette dette ; et cependant vous avez passé vos jours sans porter le nom d'époux et de père. Allez donc, et dénouez votre bourse avare au profit de la grande famille. » (Valère Maxime, ii, 9)