‹ Les moralistes latinsChapitre 53 sur 253 · COURAGE · texte numérisé non relu

COURAGE

Mépriser la douleur et la mort sont les premiers devoirs de l'homme. C'est à cette condition que nous serons maîtres de notre vertu, que nous serons hommes. (Cicéron, Tîiscîdanes)

Le courage est bien défini par les stoïciens : c'est, disent-ils, la vertu combattant pour la justice. Donc, pour avoir acquis une réputation de courage par la perfidie et la trahison, on n'en est pas plus estimable. L'honneur ne peut être où la justice n'est pas. (Le même, des Devoirs)

La valeur se trahit du moment quelle hésite. (Salluste, Fragments)

C'est le fer qui rend les tyrans redoutables, ce sont les armes cruelles qui étouffent la liberté ; l'homme ignore donc que, si le fer lui a été donné, c'est pour qu'il n'y ait point d'esclaves (1)? (Lucain)

D'ordinaire, le courage trouve dans la fortune un auxiliaire. (Cicéron, à Hérennius)

Page 1