COURTISANES
Les portes des courtisanes sont comme les barrières des villes, s'ouvrant quand on paye ; quand on ne paye pas, fermées. (Plaute, VAsinairé)
L'amant d'une courtisane est comme le poisson : il ne vaut rien s'il est ancien ; mais, frais, il a un goût
(I) La même idée est exprimée dans le vers célèbre du poëte Arndt : Dieu, qui créa le 1er, n'a pas voulu d'escla\es.
délicieux : on peut le mettre à n'importe quelle sauce, sur le plat, grillé ; on l'arrange comme on veut. C'est celui-là qui aime à donner qui veut qu'on lui demande ; il donne à pleines mains, il donne sans compter, il ne plaint pas la dépense. Il n'a qu'une idée, plaire à sa maîtresse, plaire à moi (1), à la suivante, plaire aux domestiques, aux servantes, plaire à mon petit chien, qu'il caresse pour en être bien reçu. (Plaute, ï'Asinaire)