‹ Les moralistes sous l'empire romainChapitre 142 sur 149 · Ménippe · texte numérisé non relu

Ménippe

nisme lui donner des fondements nouveaux ou du moins érer'son élégante vélusté. Ou peut juger de sa sohdite par'Ta résislaLe que cet édifice ruineu. opposa aux effor s et à l'héroïsme des premiers chrétiens. Gommen e itil que ces d.eux, si souvent bafoués «' co"d« depuis longtemps par les ph^'o-P^;^ J^ ^"'^^^''^e poîulaire, aient encore conserve des ^f^l'^'^^^^ L'ik aient inspiré un fanatisme furieux? G est que l an cienne mythologie avait été comme régénérée et consacrTede nouveau par l'introduction des cultes étrangers venus de l'Orient Les mythes de la Syrie, de 1 Inde, d SÏ semblèrent confirmer la fable, et prêtèrent a di ficd^ns usées un sens profond et mystérieux. Des u , r»« Pt des érudits cherchèrent à concilier les tTr^Ïlmé'Z:^,.^^^^ les poètes et les artistes rconfondirentles images. La «y^olog- devint J rêsoectable quand elle ne fut plus aussi c aire, et 1 obscu rtfde' symboles réveilla la curiosité des mdifferen . Le zèle des lettrés se ranima quand on put être a la . ^réduie et savant. On peut constater dans Lucien lu - TZu trace de ces changements accomplis dans le Id rs r h eu osDans une de ses plus libres fictions i ' '.mie les dieux de la Grèce sont émus en voyant roCoe^euvahi par un si grand nombre de divinités ét?aSes Dans une assemblée générale Momus de- Tk narole se fait accusateur public, et, après Tof si nardtn'ciens abus, déclamé con^e les bà.ar s deTupher auxquels la faiblesse paternelle a ouvert e Îiel il pre;d à partie Anubis et ses monstrueux compa- ' "^^n^il auostrophe en ces termes : « Mais toi lafaHa' t d'"'ien> l'Égyptien emmaillotté dans les we qu^s-tu, mon ami, et comment te meles-tu Se dSi avec tes aboiements? Que nous veut ce taureau bS^é de Memphis, qui se fait adorer, qui rend

des oracles, qui a des prêtres? J'ai honte de vous parler des ibis, des singes, des boucs et de tant d'autres plus ridicules encore qui, de TÉgypte, se sont glissés, je ne sais comment, dans le ciel. Et vous les supportez, ô Dieux, quand vous voyez qu'on leur rend autant et plus d'hommages qu'à vous-mêmes? Toi, Jupiter, comment peux-tu souffrir ces cornes de bélier qu'on t'a plantées au front*. » Le bon Jupiter n'est pas du tout fâché de porter ce nouvel ornement, qui a l'avantage de le rendre incompréhensible; il interrompt Momus pour lui répondre d'un air important, et en faisant entendre plus qu'il ne dit : « Ce sont là des symboles dont on ne doit pas se moquer, quand on n'y est pas initié. » Pour mettre un terme à tous ces abus, l'assemblée divine rend le décret suivant : « Attendu qu'un grand nombre d'étrangers, non-seulement Grecs, mais barbares, tout à fait indignes de partager avec nous le droit de cité, se sont fait inscrire, on ne sait comment, sur nos registres et, dès lors passés à l'état de dieux, ont rempli le ciel, à ce point que notre banquet n'est plus qu'une vulgaire cohue.... Attendu que ces insolents ont pris le pas sur les anciens et les véritables dieux, qu'ils se sont adjugés les premières places en dépit de tous nos usages nationaux et que, sur la terre même, ils prétendent aux premiers honneurs*.... » Le décret prononcé, Jupiter était sur le point de faire une grande bévue, en proposant à l'assemblée de voter par main levée; heureusement il se ravise en pensant que le suffrage universel donnerait la majorité précisément à ceux qu'il s'agit d'expulser. Il aime mieux faire un acte d'autorité et commande de procéder aussitôt à l'exécu-

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