‹ Les moralistes sous l'empire romainChapitre 41 sur 149 · Panégijr. de saint François de Sales · texte numérisé non relu

Panégijr. de saint François de Sales

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pas, h raille; c'est un la Bruyère et non pas un Fénelon ; et, quand il cherche à guérir ces plaies morales, il aime mieux employer le fer de la satire que le baume de la charité. Constatons, à l'honneur de la direction chrétienne, cette différence capitale, et puisque nous avons eu l'occasion de citer souvent Bossuet à la gloire de Séuèque, empruntons encore, pour être juste et mettre le philosophe à sa place véritable, ces paroles du grand docteur parlant des pharisiens : a Ce n'était pas la compassion de notre commune faiblesse qui leur faisait reprendre les péchés des hommes; ils se tiraient hors du pair ; et, comme s'ils eussent été les seuls impeccables, ils parlaient toujours dédaigneusement des pécheurs*. » Dur reproche que Sénèque, sans doute, ne mérite pas toujours, mais auquel il s'expose souvent par sa jactance stoïque, sa dureté romaine et son mépris fastueux pour la multitude et l'humaine faiblesse.

Bossuet, dans ses sermons, fait quelquefois des allusions directes à Sénèque, et n'en parle jamais qu'avec une impatience hautaine. On dirait qu'il a redouté pour ses contemporains le prestige de cette doctrine en apparence si voisine du christianisme, et qu'il s'est fait un devoir de l'accabler en toute rencontre. Pour nous, au risque de paraître abandonner un moment le philosophe h la sévérité de ces condamnations souvent trop rigoureuses, nous devons citer ici quelques-uns de ces jugements, ne fût-ce que pour faire une sorte de réparation au grand évêque, que, par une licence qui l'eût choqué, nous avons si souvent rapproché de Sénèque, et que nous avons rendu comme malgré lui le complice de nos admirations profanes. Ne l'entendons-nous pas qui proleste contre notre entreprise et se révolte d'avance contre

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