‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 12 sur 143 · Lettres XCIV, XCV · texte numérisé non relu

Lettres XCIV, XCV

DANS IBS LETTRES DE BÉiffiQDE. 15

âmes et ipplîqae directsmentle remMe&cluqae m&ladù ' moT^e**

En donnant les motib de cette prddilsction , il raconntdt que, sans les dogmes, les préceptes ne sont point afficaces; mais ils rafraîchissent la mémoire , ils rendent palpable ce qui est trop général. Il ne suffit point de dissiper les préjugés, il faat encore aigoillonner le cœar, car la plupart des hommes font le mal toat en voyant le bien. Une pensée forte, une sentence vive, un proverbe moral réveille la verta qui dort dans les âmes. Et n'arriye-t-il pas souvent que l'autorité d'nn sage est pins persuasive qu'un loi^ enchaînement de preuves? D'ailleurs, il faut quelquefois réunir et grouper des principes dont un homme peut avoir beseindaus l'occasion, et que la fùblesse de son esprit ne lui permet pas de lier ensemble. L'adepte même le mieux instruit des dogmes peut-il se passer d'un guide dans une affaire délicatet Enfin, Sénëque demande si les préceptes et les avertissements familiers, propres à la philosophie pratique, sont inutiles, lorsque nos oreilles sont battues sans cesse par les mauvaises maximes de l'opinion ; et puisque les paroles et les actions de la foule, où nous sommes perdus, font sur nous une impression nuisible , et que chacun pasH «a folm k son voisin, il veut un gardien des &mes : Sit irge aU^tâs custos *.

Car Sénèque «Et convainca qu'on Jie peutVélever jusqu'à la vertu si pMEonoe ne vous tond la main pour sHiir4avioe.:Nous avons besoin d'un homme qui plaide Baas cesse devant nous la cause du bien, et qui fasse gUsser de salutaires conmils k travers ce concert de fausses opinions dont le monde nous assourdit. Mais, comme

1- QuEedftm Don t>^*^ a pisscnte iiionflUuitur..f vcna tangenda ett. lettre XXII.

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