XIV
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JnHimiei Ita serv%LS h&me M*^^ »Td9 hmgïos réùemm fia diraient moins que ûts^ qadqiMS mots «nrpri» dans une quersUa de niénage.
Nous ne prétendons pas maàr fait de Juisénl voe étude complète , et nous savons de combien si s'en fnxt Un nombre infim de détails intéressants, mais épars^ comme on en r^icontre dans tous les ouvrages satiriques, n'ont pas pu trouver place dans le cadre que neius avons choisi. Il neus resterait «Dcore à l'envisager comme poète, à faire un examen plus délicat de son talent et de son style. Qu'il nous suffise d*avQir détaché de ces peintures historiques ce qui peut éclairer Phistoire géiE^rale de Borne sous l'empire. Malgré l'exagération quelquefois suspecte de son langage, ce fidèle interprète des opinions vulgaires fait bien connaître l'esprit de sonlemps, par cela précisément qu'il s*est formé, non dans bs écoles de philosophie dont renseignement devance sonvent le siècle, mais dans les officines de la rhétorique, où l'on ne met en œuvre qae des idées communes et déjà répandues. C'est pourquoi on rencontre chez lui tant de poréventions romaines fortement enracinées et un certain nombre de sentiments nouveaux, confus, mal compris, qui percent ça et là dans ses satires avec une étonnante vigueur. Qu'il nous soit permis de rappeler et de présenter en raccourci cette suite de tableaux où Juvénal a peint les différentes classes de la société romaine. On y voit comment le patriciat, jadis exclusif et jaloux, est écrasé par les empereurs, avili par sa propre corruption et de toutes parts envahi. Avec lui tombent de vieilles barrières et les privilèges d'un peuple et d une caste. Les affranchis arrivent à la lumière, prennent leur place au soleil et ouvrent la voie à ceux qui marchent