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ciBB, nort & viagt-luiit ans, qui a taimjaé ta courte vie k awltre es v«n«l àfrajtper laliAnmsfimeiil de fortes DMLXÏHieG, et qui, Repais eqb enliuice jiUQn'à s& nior^ d'jî fait que céléiaor les rigueurs de û ss^aee arec 1& CKodeur d'an léâte ^levi et jeleuu àuts h lemjde de 1» ptùJdioplue.
Cetf ea e&t use nrle d'enseiguetufiot ucré que cebâ de k nivale au temps âe l'empire. La ptiûosophie n'est pins comme aatrefois une science spéculatise, uu objet de sauules dl^utes et l'emusement disiiagaé dee plus délicais Lu stcîcûme est sorli des écoles pour se r^aodre dans le monde, îl ue tend plus qa*& la pratique : il a l'amhitioD de parler aox. ccrnsdences, de ia^anex les Smes, et ses pnéct^tes, adoptés avec {erveuTf eoli devensG des règles de conduite, souvent même des mole de ralliement politique, espèce de prolestatiuu superbe oontro les mœurs dn siècle et le despotismie impérial. Le stoïcisme et le chmtianiGme, sans se connaître, Essayaient de répondre également à des besoins nouveaux de perfection morale. Taudis que m foi chrétienue, j^^audue dans la multitude innomée et poursuivant sa marche souterraine, renouvelait mystérieusement les âmes des humbles et transformait souveat ces déshérités eu héros, la vieille dodrine de Zéuon, dégagée de son appareil scientiSque et marchant an grand jour, conquérait la plus belle partie de la société romaine, lui inspirait des vertus plus provoquantes et la rendait capable d'une autre espèce de martyre. Comme les pauvres mcmraient pour leur Dieu, les patriciens et les philosophes mouraient pour Thonneur de la dignité humaine. La philosophie, elle aussi, semble alurs avoir sa milice qui prËche dans les écoles, àant les familles, quelquefois dans la me, qui entreprend Se former les hcnomes sur le modèle d'un idéal sublimer
qui exhorte, qui gourmande, qui console. Si Ton veut comprendre la noblesse^ la portée et l'accent de ces satires toutes morales de notre poète , il faut d'abord se représenter les caractères nouveaux de cette philosopue active, la gravité presque religieuse de ces sages dont Perse a été l'élève sans jamais sortir de leurs mains, qui l'ont inspiré, surveillé, encouragé, comme l'enfant chéri et le brillant espoir de la famille stoïcienne.
Déjà vers la fin de la république, mais surtout sous l'empire, à des époques également funestes et fertiles en désastres publics et privés, les plus honnêtes gens s'étaient jetés dans le sein de la philosophie, autrefois si suspecte et si décriée à Rome, et lui demandaient pour eux-mêmes ou pour leurs enfants une discipline morale. Les philosophes ne sont plus de simples professeurs, ils deviennent les conseillers des grands, souvent de vrais directeurs de conscience, guidant la famille dans les chemins de la perfection intérieure, enseignant à bien vivre et à bien mourir, exerçant en un mot une sorte de libre sacerdoce. Qu'on se rappelle seulement les traits de mœurs qui mettent en lumière le prestige et ce qu*on appelait la sainteté de cette philosophie active et militante, et qui font voir aussi quelles étaient les habitudes, l'autorité et l'ambition de ces moralistes-prédicateurs*.
Telle était, il ne faut point l'oublier, la philosophie qui inspira les vers de Perse ; tel fut cet enseignement, plein d'énergie et de foi, qui a pétri l'âme du poëte ; pareils aussi furent les hommes avec lesquels il a vécu, et qui l'ont échauffé de leur génie et de leur éloquence. En essayant de peindre son éducation et sa vie, nous al-