‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 55 sur 143 · Il · texte numérisé non relu

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piire^ opposés aux pratiques niaisement criminelles de la dévotion païenne. Ainsi parlaient Socrate et les chefs des grandes écoles que nous citerions volontiers ici, s'il ne valait mieux montrer, pour faire honneur à Perse, que ces beaux vers ont encore le mérite de devancer les enseignements de nos orateurs sacrés. Bourdaloue ne semble-t-il pas avoirprésente à Tespritcette satire dePerse quand il dit : c Un des désordres des païens, si nous en croyons les païens eux-mêmes, c'était de recourir à leurs dieux et de leur demander, quoi ? ce qu'ils n'auraient pas eu le front de demander à un homme de bien.... Gela nous semble énorme, insensé; mais en les condamnant n'est-ce pas nous-mêmes que nous condamnons ^ ? « Fénelon dira : « Ne prétendez pas rendre Dieu le protecteur de votre ambition, n^ais Texécuteur de vos bons désirs. » Qu'on nous permette de faire un rapprochement plus singulier et plus curieux de Perse avec Bossuet, dont la brusquerie sublime et la familiarité hardie savent donner quelquefois à une sainte éloquence les allures de la satire. N'est-il pas en e&t un grand satirique, Bossuet, quand il fait entendre les prières intéressées des faux dévots? Admirable dialogue entre Thypocrite, qui cherche à circonvenir Dieu même par de doucereuses paroles, et Dieu, qui repousse ses indignes prières. « Que vous seriez un grand et aimable Sauveur, si vous vouliez me sauver de la pauvreté ! — Combien lui disent en secret : Que je puisse contenter ma passion 1 — ; Je ne le veux pas 1 — Que je puisse seulement venger cette injure 1 — Je vous le défend si — Le bien de cet homme m'accommoderait. — N'y touchez pas, ou vous êtes perdu 1 — Mon Sauveur, que vous êtes rude ! » Voilà le personnage de

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