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• UN POJJTE stoïcien. 143
formaiest une sorte de parti daas ks lettres, qu'ils ne séparaient pas des mœurs^ et ils poursuivaient lu cor^ ruption Jusque dans le style. Chez tous lespeupleSi quand la littérature déchoit, on ne manque jamais d'imputer cette décadence au gouyemément, A Rome e^ daHS les sociétés antiques en général, ces plaintes étaient assez fondées ; car dans ces sociétés libres l'éloquence politique jouait un si grand rôle^, elle était si bien le premier mobile des ambitions et des courages^ que sa Gihute<a tonjours entraîné celle des lettres et des nobles études. Aussi, lorsque sous Auguste la carrière fut fiennée aux luttes de la parole, Téloquenoe et la poé^e, privées de grands sujets, de sujets vivants, fureni obligées de s!e r^eter sur les plus minces matières, et ixe s'épuisèrent plus qu'à orner des bagatelles. L'art ne demandant plus ni passions hardies, ni talent vigoureux, chacun put le cultiTer. Écrire devint une mode, unp manie, une contagion, scfibendi cacoethes^. On s'exerçait à la déclamation, on faisait de petits vers pour les débiter dans les festins» ies compagnies et las lectures publiques. Les premiers em-pereurs encouragèrent ces occupations innocentes, qui substituaient les luttes de la vanité ^ celles de l'ambition. Mécène, en fin et délicat politique, honora la poésie, udmit les poètes à sa table, fît les honneurs de l^r esprit, eonvia à d'inoffensifs débats littéraires les homaes de tous les partis, et parvînt ainsi à calmer les courages «e* core émus des guerres cibles, à les distraire, à les charmer, à les réconcilier même, car le plaisir n'a point de drapeau. Auguste fonda des bibliothèques, deak conçois de poésie et d'éloquemee, combla les poètes d'honneurs, et se faisait un devoir d'assister à leurs ledtutes. Sous ses successeurs, grâce à la mode, aux encouragements