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diter, si on en veut recueillir toute la force. On senf aussi que le poêle les a tirées du plus profond de son cœur, qu'elles font partie de lui-m^me. Un certain accent nouveau, la hardiesse des expressions, une brièveté cherchée laissent voir qu'il s'efforce de faire tenir toute son âme dans cette profession de foi morale et religieuse. A heaucoup de ces vers, il ne manque que d^tre plus lucides, plus accessibles, pour devenir populaires et pour être cités parmi les plus beaux de Tantiquité; niais Tobscurité n'est nulle part plus supportable que dans ua pareil sujet; ce style d'oracle vous saisit en si religieuse matière. Ce sont les ténèbres d^un bois sacré. Ce que Sénèque disait de l'homme de bien, on peut le dire ici de Perse et de sa conviction sincère : « Il y a un dieu en lui, quel dieu, Je l'ignore, mais il y a un dieu. >
Quis deus, incertum est,, habitat deus *•
Sdôcs morales da Perse.
Qtiflnt aux opinions purement morales de Perse, il serait superflu de les exposer en détail; ce sont fes principes mêmes du stoïcisme que tout le monde connaît. Le* disciple de Comutus fait la guerre aux passions, à l'ava-* rice, à la mollesse, à l'amour, à l'ambition. Sa pensée maîtresse est qu'il &ut acquérir au plus tôt la liberté de rflme, îibertate opus est^. Les idées ea elles-mêmes