‹ Les mormonsChapitre 10 sur 126 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

dans la soirée de la veille ; il fut rempli du Saint- Esprit; les deux s'ouvrirent; la gloire de Dieu l'entoura et puis se posa sur liii. « Regarde, >» lui dit l'ange ; et comme il regardait, il vit le prince des ténèbres environné d'un nombreux cortège d'esprits malfaisants. « Tout cela, » poursuivit le messager céleste , « tout cela vous est montré, le bien et « le mal , le saint et l'impie , la gloire de Dieu et la « puissance des ténèbres, afin que, connaissant dé- « sormais les deux puissances , vous ne vous lais-

siez jamais influencer ni vaincre par la mauvaise.

Vous ne pouvez obtenir aujourd'hui ces Annales, « car le commandement de Dieu est précis , et , si

jamais on les obtient, ce sera par la prière et « par une fidèle obéissance à Dieu. En elles est « contenue la plénitude de l'Évangile de Jésus- « Christ, tel qu'il a été donné jadis à son peuple « sur cette terre. Le même Évangile, remis en lu- « mière par la puissance de Dieu , sera prêché aux «« gentils, dont beaucoup le recevront, et la semence « d'Israël sera ramenée dans le champ du Seigneur. «

Pendant les quatre années suivantes, Joseph Smith reçut de fréquentes instructions de la bouche du messager céleste , et , dans la matinée du 22 septembre 1827, l'ange du Seigneur remit les Annales dans ses mains :

« Ces amiales étaient gravées sur des plaques ou lame» resseniblant à de l'or. Chaque lame n'avait

pas plus de sept à huit pouces de largeur et de longueur, avec une épaisseur un peu moins forte que celle des feuilles d'étain ordinaires. Remplies des deux côtés de caractères égyptiens , elles formaient un volume et étaient assujetties par trois anneaux. Le volume entier avait près de six pouces d'épaisseur; il était en partie scellé. Les caractères, petits et très-bien gravés, dénotaient une grande antiquité. Aux Annales se trouvait joint un curieux instrument qu'on appelait, dans les an-

ciens âges, l'Urim et le Thummim. Il se composait de deux pierres transparentes, limpides comme le cristal, fixées aux deux extrémités d'un arc. Cet instrument servait jadis aux magiciens pour lire dans le passé et dans l'avenir le plus lointains. »

M. Smith se mit aussitôt à traduire les Annales par le don et la puissance de Dieu , avec l'aide de rUrim et du Thummim. Écrivant mal lui-même, il prit un secrétaire pour transcrire la traduction à mesure qu'elle sortait de ses lèvres.

Dans l'intervalle, un certain nombre de caractères, soigneusement copiés par lui, furent portés à New-York par un nommé Martin Harris et présentés à un savant homme , M. Anthon , qu'on disait surtout très-versé dans les langues anciennes et modernes. M. Anthon examina les caractères, ne put les déchiffrer, mais dit que, si on lui apportait le texte original, il en viendrait peut-être à bout.

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