‹ Les mormonsChapitre 51 sur 126 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

localités d'où ils viennent voulaient inonder le Misj. souri de la lie de leur population. Sous le rapport des moyens d'existence et de l'éducation, ils ne sont guère au-dessus des noirs, et ils exerça cent sur ceux-ci une influence corruptrice. » On [], ne manquait pas de reprocher aux Mormons leur orgueilleuse , mais trop sincère croyance : « que l'État de Missouri tout entier leur était promis en héritage, et que tous les gentils, c'est-à-dire tous ceux qui ne croyaient pas à Joseph Smith, seraient retranchés au temps marqué par le Sei- Ijj gneur. »

gj La conclusion de l'adresse était qu'à l'avenir il ne jj fût permis à aucun Mormon de s'établir dans le ]g Missouri. Quant à ceux qui l'habitaient déjà, ils se- [gj^ raient tenus de donner une garantie sérieuse de ^\. leur intention de déguerpir dans un laps de temps g. raisonnable , moyennant quoi oi) leur laisserait le gjî temps de vendre leurs propriétés et de terminer leurs affaires sans aucun sacrifice matériel. L'éditeur du Star devait être immédiatement sommé de fermer son bureau et son imprimerie. Les chefs

er-

Cf

[rf mormons emploieraient toute leur influence pour

lU empêcher de nouvelles immigrations, de leurs frè-

lis res des contrées lointaines. Enfin, ceux d'entre eux

us qui ne se conformeraient pas à ces réquisitions se-

D- raient renvoyés aux membres de leur propre

es Église qui avaient le don de prophétie et le don

des langues inconnues. Ceux-ci leur feraient connaître le sort qui les attendait.

Après l'adoption unanime de cette adresse à la fois ironique et violente , le meeting fut suspendu pendant deux heures, durant lesquelles une députation se présenta chez M. Phelps, l'éditeur mormon, chez M. Partridge , Tévêque , et chez le garde du magasin des Mormons, pour les convaincre de la nécessité où ils étaient d'obéir. A son retour, la députation annonça au meeting qu'elle n'avait pu obtenir de réponse directe, les Mormons exigeant un temps considérable pour se consulter, non-seulement entre eux, à Indépendance, mais avec Joseph Smith, leur prophète, alors à Kirtland. En conséquence, il fut résolu à l'unanimité que l'imprimerie du Star serait immédiatement rasée, les caractères et les presses placés sous bonne garde.

« Cette résolution, disent les anti-mormons dans une relation publiée sous leurs auspices, fut exécutée avec le plus grand ordre, avec lé moins de bruit et de trouble possible en pareil cas. Il en fut de même de plusieurs mesures dont le but était semblable. Il n'y eut ni coups donnés, ni sang répandu. Le meeting s'ajourna alors à trois jours, pour laisser aux Mormons le temps de réfléchir au sort qui les attendait , s'ils ne se résignaient pas à quitter le pays. »

Les autres mesures du même genre, auxquelles

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