CHAPITRE VIII. 1S
conlre nos ennemis, laisse tomber l'épée de Ion indignation et venge-rious. Très -chers frères, nous voyons se réaliser les temps prédits dans les anciens jours, et nous pouvons nous attendre, avec la plus parfaite certitude, à voir s'accomplir toutes les choses dont les saints prophètes ont parlé. Levez les yeux vers le brillant fiamheau du jour et diteslui : Bientôt tu voileras la face rougissante, car au commandement de celui qui a dit : - Que la lumière « soit (et la lumière fut) , lu retireras ta lumière. Et " toi, lune, clarté plus obscure, flambeau de la « nuit, tu seras tournée en sang. Oui, nous voyons « s'accomplir les prophéties cor « jours et venir le temps où '. descendra dans les nuages a\ n sance et une gi-ande gloire. <• Joseph Smith entre ensuite d tiques. « Nous serions déjà soi à l'époque où l'Ancien Rigdor à'habeas corpus, si nos propr interprété la loi contrairement nous , ce qui nous a empêchés de produire nos témoins devant une cour dérisoire. D'après nos informations, l'esprit public commence à se tourner en notre faveiir, la majorité nous est favorable, et les avocats ne peuvent plus nous tenir en échec en nous disant que ceci ou cela est affaire d'opinion publique; car l'opinion publique est loin d'être sa-
tisfaite de leur manière de procéder, et commence à regarder nos oppresseurs avec un sentiment d'indignation. La vérité, l'honneur, la vertu, l'innocence finiront par sortir triomphants de cette épreuve; nous l'espérons, du moins.
«» Nous nous serions délivré à nous-mêmes un writ A'habeas corpus et nous aurions échappé à la populace d'une manière sommaire , si, par malheur pour nous, le bois du mur n'eût été très-dur; les manches de nos tarières se sont brisés , ce qui nous a retardés plus que nous ne pensions. Nous avons réclamé l'aide d'un ami ; mais une légère imprudence a éveillé les soupçons , et notre plan a été découvert. Le shérif et le geôlier ne nous ont pas blâmés d'avoir fait cette tentative. La brèche était déjà large, et il en coûtera une somme ronde au comté. L'opinion publique dit qu'on aurait bien fait de nous laisser échapper ; mais alors la honte eût été pour nous, tandis que maintenant elle sera pour l'Etat. Nous savons qu'on ne saurait porter contre nous aucune accusation sérieuse. La conduite de la populace, au contraire, les meurtres de Haun's MiU, Tordre exterminateur du gouverneur Bogs, et les mesures partiales, iniques, honteuses de la législature, ont damné l'État de Missouri pour toute éternité! »
Comme on le voit, il y a loin du langage des saints des derniers jours à celui des premiers ché-